De la magie d'y croire encore.
Je vous harcèle déjà suffisamment avec ça depuis le quasi
début de ce blog.
Si vous avez des enfants, vous devez d'ailleurs être au courant et faire le décompte des dodos restants fait désormais partie de votre quotidien.
C’est bientôt noël.
Quand arrive Noël, vient avec lui le plus gros bobard du
monde : le Père Noël.
Je me suis posé beaucoup de questions à la naissance de mon
premier enfant.
L’idée de devoir lui mentir ne me séduisait pas beaucoup.
Jouer du pipeau à son banquier comme Romain Duris dans « Les
poupées russes », c’est une chose, mais à sa descendance....
J’ai essayé de me souvenir de ma propre enfance, de ce que
croire au père Noël avait bien pu m’apporter.
Noël ne fait pourtant pas partie de ma culture, mais mes
parents, certes pas vraiment pratiquants, ont tenu compte du fait que j’allais
en classe avec une majorité d’enfants qui, eux, le fêtaient.
Ils ont même respecté mon envie provençale légitime de faire
une crèche, même si chez les juifs, en général, ce n’est pas vraiment l’usage.
On la cachait en vitesse quand mon grand père venait nous voir.
Je me suis souvenue de l’excitation avant de s’endormir,
d’avoir essayé de LE voir.
Je me suis souvenue de l’effet magique de la découverte, le
matin, au pied du sapin.
Je me suis souvenue avoir demandé très sérieusement à mon
père, vers 6 ou 7 ans si la petite souris existait pour de vrai, en insistant
tellement sur le fait que je voulais une réponse sincère qu’il n’a pas pu me
mentir.
Je me suis souvenue que ces histoires improbables avaient
quand même le don de me faire rêver.
Alors j’ai décidé que mes enfants avaient le droit de rêver
aussi.
Je pratique le père Noël et la petite souris uniquement.
Je refuse de faire croire à mes fils que les cloches sont
physiquement et intellectuellement capables d’apporter du chocolat.
(Je te vois
venir mais les souris, elles, ont des petites pattes).
Je refuse également cette idée de père fouettard, que je
trouve abominable.
Chez nous, on fait la lettre au père Noël, on l’envoie et il y a deux
ans, on a même eu une réponse*.
J'achète un calendrier de l'avent, pour que le temps passe de façon plus douce (et sucrée).
J’explique régulièrement comment l’être supérieur sait si on a été très
gentil avec sa maman, moyen gentil ou pas trop gentil quand même.
Il m’est même arrivé de faire mine de Lui téléphoner pour me
faire obéir.
Tout est bon à prendre en cas de force majeure.
Y'a pas de honte.
J’explique avec force détails comment Il fait pour gérer
autant de labeur en si peu de temps.
Comment il est capable de monter
16 527 521 256 maisons traditionnelles Playmobil en une seule
nuit (quand moi, je mets 3 jours pour un seul étage).
Comment ses collaborateurs, les petits lutins, fabriquent des jouets en
plastique, et marquent « Playschool » ou « Lego » dessus, que ça doit être une private joke.
J’explique que nous, les parents sommes parfois un peu Ses
complices aussi, pour Lui filer un coup de main, quoi, par pure sympathie et
compassion.
J’explique comment les rennes magiques vont super trop vite,
un peu comme dans Star Wars et comment
le surhomme y survit malgré tout**.
J’explique que le père Noël du magasin, c’est pas le vrai
mais que celui du Noël de l’entreprise de mon ex, si.
Bref, je mens.
*Depuis quelques années en France, toutes les lettres
adressées au père Noël sont centralisées par La Poste. Le personnel qui y est
affecté y répond. Votre enfant reçoit une répnse du Père Noël, avec un
découpage ou un coloriage.
Si vous voulez mieux que ça, c’est possible mais payant.
Allez faire un tour par là.
**Ceci est une allusion à un petit texte très drôle (et vous savez que j'ai le goût de la rigole), qui voyage souvent de mail en mail à l’époque des fêtes de fin d’années. Si vous ne l’avez jamais lu, je vous le conseille...
Et demain, des idées cadeaux pour vos petits.....
Par Princessevarda, Mercredi 14 Novembre 2007 à 15:14 GMT+2 dans La progéniture de la princesse (article, RSS)







