Jeudi 14 Fevrier 2008
Hotline de la mort
Par Princessevarda, Jeudi 14 Fevrier 2008 à 13:15 GMT+2 dans Au chateau, on a l'électricité
De temps en temps, je décide qu’il serait utile de procéder
à une journée coup de fil, histoire de régler deux trois trucs.
J’ignore pourquoi je suis absolument incapable de téléphoner
de façon isolée (procrastination sans doute ?). J’attends toujours que la
liste des appels chiants atteigne au moins cinq numéros avant de me lancer, un
peu comme pour mon courrier.
Ce jour là c’était lundi.
Sur ma « to call » liste et dans l’ordre: les assedics, les allocations familiales, la piscine de mon quartier, les impôts et HP. Que du bon, que du réjouissant, avec en perspective à l’appareil des personnes triées sur le volet, les plus attentives et fines d’esprit qui soient, et qui vont se faire un généreux et gratuit plaisir de me rendre service dans la joie, l’allégresse et le dévouement qui les caractérise.
Je me suis donc lancée courageusement, non sans mon excroissance fidèlement agrippé à ma jambe droite (malgré ses tout récents progrès moteurs – ça y est, il marche !) réclamant du « boumba* » et du « bouga** » (traduction en bas de page) à grands cris.
Les trois premiers appels ont été finger in the nose.
Comme dans du beurre.
La fille des assédics était tellement contente que je m’auto radie de la liste
des demandeurs d’emploi sans qu’on m’ait fait la moindre menace qu’elle était
trop heureuse de m’envoyer par courrier tous les documents dont j’ai besoin.
Idem pour le type des allocs qui a tout de suite compris ma demande et m’a
formulé une réponse simple et précise. Pour la piscine, la personne du palais
des sports m’a répondu au bout de deux sonneries sans même que je réessaye cinq
fois et m’a renseignée avec le sourire (celui qui s’entend) sur les horaires et
les tarifs. (Vous avez noté : je vais aller à la piscine !!!)
Incroyable.
The
twilight zone, again.***
Pour un peu, j’aurais filé sur le champ vers l’établissement
religieux le plus proche afin de me convertir, tant mes entretiens
téléphoniques à la fois bref, efficaces et rondement menés par des
interlocuteurs charmants ont presque réussi à me faire croire à la réalité
d’une existence divine. C’était sans compter ma fin de liste.
Juste un tout petit mot pour rassurer les nombreux inquiets
qui se seraient rongés les sangs (je trouve cette expression absolument
horrible, pas vous ?) suite à mes
Quand l’enfant nait, il faut très vite s’occuper de le
nourrir.






