Jeudi 21 Fevrier 2008
Le pathos? C'est ma came !
Par Princessevarda, Jeudi 21 Fevrier 2008 à 15:13 GMT+2 dans La princesse a une télé
Compte tenu du fait de ma condition de mère au foyer qui
comme son nom l’indique implique je sois souvent chez moi, il m’arrive
accidentellement de zapper à l’heure ou mon fils cadet, cette petite merveille,
ferme ses adorables paupières afin de me laisser respirer un peu reprendre
des forces pour le goûter.
Or donc, tout à fait malencontreusement bien sur, au détour
d’une image ou d’une mélodie, mon œil est parfois comme irrésistiblement attiré
et je m’adonne avec un intérêt non dissimulé au visionnage absorbé des pires
programmes qui soient.
Si tu es une lectrice fidèle, tu sais que j’enjolive.
Parce que la vérité toute nue, c’est que je suis extrêmement friande de ce genre de production et d’ailleurs, par souci de transparence absolue, j’irai même plus loin : plus c’est impudique, plus c’est larmoyant, plus c’est pitoyable, plus j’aime et je me délecte.
Le must absolu en la matière, c’est encore le téléfilm.
Comme je te l’avais déjà susurré ici, seul les américains
maîtrisent à la perfection cette périlleuse discipline. Un subtil mélange
d’adultère, de maladie incurable ou de vie carcérale, assaisonné de juste ce
qu’il faut de musique mélodramatiquement approximative.
Les américains, ils ont peur de rien.
Au premier battement de cil, je suis capable, sans mon Télé
Loisir, d’affirmer avec exactitude la provenance d’une fiction de deuxième
zone.
Les français sont trop familiaux/policiers pseudo
romantiques; on n’a rien importé d’anglais depuis les années 80; les italiens
sont trop expansifs, mal maquillés et leur fil conducteur ne tient pas la
route; les allemands font de l’humour à deux balles, tu sens qu’ils n’assument
pas et le grain de leur image a ce je ne sais quoi de verdâtre franchement pas
super esthétique.*
De plus, pour une raison qui m’échappe mais les faits sont catégoriques,
je suis absolument incapable de m’identifier à un Gunther, un Hans, ou une Ulka
quand en revanche les Tracy et les James me parlent de façon tout à fait
limpide. Du coup, les jours où M6 a décidé (souvent les mercredis) que ce
serait la fête de l’Allemagne, je suis hyper déçue.
Quand je n’ai pas de téléfilm américain à me mettre sous la
dent, je me rabats sur des émissions, production française cette fois.
Je peux me contenter de vague télé réalité type les follasses qui font le ménage dans des appartements que même mon beau frère (24 ans) il survivrait pas dedans, la nounou sévère qui fait genre je m’appelle Cathy et qui remet les parents incapables sur le droit chemin ou encore la blonde chaleureuse qui décore les maisons qu’elle rigolerait moins si elle débarquait chez moi.
Mais rien n’égale Jean Luc Delarue et sa compassion, Julien Courbet et son téléphone qui chante et last but not least voire même the best of all : Confessions Intimes**, version moderne de "strip tease", que je ne loupe pour rien au monde que mon appartement pourrait prendre feu, je serais encore devant tant j’ai devant ce spectacle l’impression d’être certes une martienne un peu voyeuse mais surtout une fille de 32 ans finalement tellement équilibrée, polie, saine, heureuse et sans problème.
*On est bien d’accord que ce que j’ai évoqué là concerne
uniquement les téléfilms importés par les soins de nos chaînes nationales.
En aucun cas je ne juge les productions cinématographiques.
La preuve ?
J’ai adoré Cours Lola, cours, Good Bye
Lenin, Juste un baiser, La vie est belle, la série « Skins », Love
actually...........et toc !
**Grace à Clyne, je sais maintenant qu'ils y a des soirées spéciales "Confessions Intimes", c'est par là!
C’est marrant comment parfois, on peut se gourer sur son
propre compte...







