princesse

Le pathos? C'est ma came !

Compte tenu du fait de ma condition de mère au foyer qui comme son nom l’indique implique je sois souvent chez moi, il m’arrive accidentellement de zapper à l’heure ou mon fils cadet, cette petite merveille, ferme ses adorables paupières afin de me laisser respirer un peu reprendre des forces pour le goûter.
Or donc, tout à fait malencontreusement bien sur, au détour d’une image ou d’une mélodie, mon œil est parfois comme irrésistiblement attiré et je m’adonne avec un intérêt non dissimulé au visionnage absorbé des pires programmes qui soient.

Si tu es une lectrice fidèle, tu sais que j’enjolive.

Parce que la vérité toute nue, c’est que je suis extrêmement friande de ce genre de production et d’ailleurs, par souci de transparence absolue, j’irai même plus loin : plus c’est impudique, plus c’est larmoyant, plus c’est pitoyable, plus j’aime et je me délecte.

 
Le must absolu en la matière, c’est encore le téléfilm.
Comme je te l’avais déjà susurré ici, seul les américains maîtrisent à la perfection cette périlleuse discipline. Un subtil mélange d’adultère, de maladie incurable ou de vie carcérale, assaisonné de juste ce qu’il faut de musique mélodramatiquement approximative.
Les américains, ils ont peur de rien.

Au premier battement de cil, je suis capable, sans mon Télé Loisir, d’affirmer avec exactitude la provenance d’une fiction de deuxième zone.
Les français sont trop familiaux/policiers pseudo romantiques; on n’a rien importé d’anglais depuis les années 80; les italiens sont trop expansifs, mal maquillés et leur fil conducteur ne tient pas la route; les allemands font de l’humour à deux balles, tu sens qu’ils n’assument pas et le grain de leur image a ce je ne sais quoi de verdâtre franchement pas super esthétique.*
De plus, pour une raison qui m’échappe mais les faits sont catégoriques, je suis absolument incapable de m’identifier à un Gunther, un Hans, ou une Ulka quand en revanche les Tracy et les James me parlent de façon tout à fait limpide. Du coup, les jours où M6 a décidé (souvent les mercredis) que ce serait la fête de l’Allemagne, je suis hyper déçue.

 
Quand je n’ai pas de téléfilm américain à me mettre sous la dent, je me rabats sur des émissions, production française cette fois.

Je peux me contenter de vague télé réalité type les follasses qui font le ménage dans des appartements que même mon beau frère (24 ans) il survivrait pas dedans, la nounou sévère qui fait genre je m’appelle Cathy et qui remet les parents incapables sur le droit chemin ou encore la blonde chaleureuse qui décore les maisons qu’elle rigolerait moins si elle débarquait chez moi.

Mais rien n’égale Jean Luc Delarue et sa compassion, Julien Courbet et son téléphone qui chante et last but not least voire même the best of all : Confessions Intimes**, version moderne de "strip tease", que je ne loupe pour rien au monde que mon appartement pourrait prendre feu, je serais encore devant tant j’ai devant ce spectacle l’impression d’être certes une martienne un peu voyeuse mais surtout une fille de 32 ans finalement tellement équilibrée, polie, saine, heureuse et sans problème.

 

*On est bien d’accord que ce que j’ai évoqué là concerne uniquement les téléfilms importés par les soins de nos chaînes nationales.
En aucun cas je ne juge les productions cinématographiques.
La preuve ?
J’ai adoré Cours Lola, cours, Good Bye Lenin, Juste un baiser, La vie est belle, la série « Skins », Love actually...........et toc !

 **Grace à Clyne, je sais maintenant qu'ils y a des soirées spéciales "Confessions Intimes", c'est par !

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Bénis soient les Télétubbies.

Quand mon premier enfant est né, je me suis dit qu’un tas de choses ne passeraient jamais par lui. Dans le désordre : la fessée, la télé, boire sucré en mangeant, la tétine, les petits pots, et plein d’autres grandes résolutions, principes que j’ai oubliés depuis.
Je suis restée fidèle à certaines et les autres, ma foi, comment te dire ?
Je me suis assise dessus, et bien bien !

Je crois maintenant qu’avant d’avoir un enfant, on a du mal à se rendre compte des réalités auxquelles on va être confronté.
Je crois qu’on idéalise un peu le truc, si tu vois ce que je veux dire.
Je crois qu’on imagine être vachement plus intelligent que les autres.
Qu’on va tout bien gérer tambour battant, et avec le sourire.
Je crois qu’on est complètement à côté.
Parce qu’en fait tout est une histoire de patience.
Patience que je n’ai pas, remember ?

Dans les faits, on fait ce qu’on peut, en se détestant pour avoir bafoué les règles qu’on s’était imposées à soi même mais d’un autre côté il est si doux d’avoir un peu de paix et de silence !

Ainsi, par exemple, fort lassée des cris perçants de mon premier enfant, j’avais fini par lui enfoncer une tétine dans la bouche (oui, pour le faire taire, aucunement pour satisfaire son besoin inné et primaire de succion dont en fait peu te chaut quand tes tympans menacent d’exploser). Les chiens ne faisant pas des chats, ce petit amour n’en a jamais voulu. Il a fini par trouver son pouce, après environ quatre mois et demi de recherches acharnées. Depuis, il ne l’a toujours pas lâché....

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Addiction

C’est marrant comment parfois, on peut se gourer sur son propre compte...

Jadis, sans doute par manque de temps, j’ignorais tout du joli minois de Wentworth Miller, des manies maniaques de Bree, de l’amour de Charlie (paix à son âme) pour Claire ou encore des occupations de Jack Bauer. Je ne savais pas qu’Izzy (ma nouvelle meilleure copine, souvenez vous) avait payé ses études de médecine en posant en sous vêtements et que les pom-pom girls sont parfois capable de se régénérer.
J’étais un peu inculte en somme.
J’irai même plus loin, asseyez vous et tenez vous bien: il m’arrivait de me railler de ces pauvres esclaves qui se précipitent devant leur poste de télévision dès les premières notes de leur générique chéri, ceux qui attendent la « suite » comme ils attendraient le messie. Non mais quelle blague...

Depuis, je vous prie de croire que je me suis informée, et pas qu’un peu.
Désormais, je suis une grande malade, moi aussi.
Comme beaucoup d’autres, je suis à la pointe à tel point que je n’attends même plus les diffusions françaises. Je saute sur la VO dès que je peux la trouver sans même attendre les sous titres.

Et ainsi, moi aussi, je peux enfin faire bisquer les autres.

Oui, je sais si Eddie est décédée ou non des suites de sa pendaison, j’ai vu Meredith rencontrer sa demi sœur, et je peux même vous dire que Bellick a enfin eu la peau de Mickael Scofield... Oups !
Nan, j’déconne !

Bref je sais tout. Omnisciente en quelque sorte.

C’est marrant comment parfois, on peut se gourer sur son propre compte...

 

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Un peu d'anatomy

 Il faut savoir avant toute chose que Meredith, Alex, Christina, Georges et Izzie sont mes amis.

Au point  que j’ai gardé tout l’été l’Ultime épisode, en cas de besoin, de manque quoi
Je le jure
Même si je n’en suis pas fière.

J'ai pleuré quand Denny est mort parce qu'Izzie c'est un peu ma préférée. 

C'est comme ça.

Lundi, j’ai vu « L’Hôpital »
En partie.
Bon, si je dois être vraiment sincère, je n’en ai vu que quelques petits bouts.
Une question m’est immédiatement venue à l’esprit parce que vraiment, j'aimerai savoir:
Mais de qui se moque t-on ?

L'action se passe dans un hôpital….. Bon…
Les épisodes sont ponctués de la voix off de l’héroïne…. Original.
Elle est en première année d’internat…Mouais…. ?
Et se trouve justement être fille de grand chirurgien…. Tiens donc?
Elle propose à une autre interne de co-louer son appart ????!!!!!!!?????.....
En cas de coup dur, elle fonce à la maternité pour se remonter le moral…..j’ai pas déjà vu ça quelque part ?

Je passe sur le décor (même tableau du planning des opérations…) et sur la bande son (style copié de musiques branchouille) et je dis

AAAAAARRRRGGGGHHHH !!!!!! (oui, je le dis en gras) 

Autant je trouve insupportable que les américains aient besoin de retourner intégralement nos films au lieu de les sous-titrer, autant il me semble qu’il est juste débile que les français y viennent aussi.

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