Lundi 12 Mai 2008
Squat? Contre-squat!
Par Princessevarda, Lundi 12 Mai 2008 à 20:56 GMT+2 dans La princesse est sensible
Moi, je suis comme Jeannette, j’ai un ami Pierre.
Eh ben mon ami Pierre, il est pas en prison comme celui de
Jeannette mais il se retrouve bien dans la merde quand même.
Je vous raconte :
Alors voilà, y’a quelques temps, mon ami Pierre, il achète
une maison.
Il a une amoureuse, un peu de sous, bref, ils ont envie de
s’installer ensemble et de vivre heureux.
Mais avant, ils doivent faire des travaux pour que leur
maison elle soit toute bien comme ils la veulent.
Alors, mardi dernier, tout contents à la perspective de ce
nid d’amour qui sera à leur image, ils arrivent, guillerets, devant leur chez eux bientôt
home sweet home.
Et là, tiens, bizarre, y’a la clef qu’elle veut pas ouvrir.
Y’a comme qui dirait les serrures qu’on eut l’air d’être
changées.
Y’a comme un bruit de vie qui vient de dedans la maison de
mon ami Pierre.
Y’a un peu de télé.
Y’a un peu de cris d’enfants.
Y’a un monsieur qui ouvre la porte, et c’est pas Pierre
(puisque Pierre, je vous le rappelle, il est de l’autre côté, côté extérieur).
La maison de Pierre, elle a tout bien l’air d’être squattée.
Mon ami Pierre, il est gentil.
Bon comme du bon pain. Et
intelligent. Et pacifique.
Bien sur, il ne fout pas dehors le monsieur, sa femme et
leurs cinq enfants. Jouer les gros bras, c’est pas son truc.
C'est qu'il s'agirait pas de se faire pendouiller pour des conneries.
Comme moi sans doute si j’avais été à sa place, il essaye
de communiquer.
En vain.
L’homme a un faux bail et (déjà) une installation
EDF.
De fatigue, d’incompréhension et surtout d’impuissance, la
fiancée de Pierre met une baffe à l’indésirable.... qui porte plainte...
La mairie ne peut rien faire. La police non plus.
Alors, puisqu’il est trop tard pour employer la force, Pierre décide d’organiser un « contre squat », avec l’aide de ses proches.
C’était vendredi dernier et j’y étais.
J’ai vu le Bernard Lhermitte et son air arrogant.
J’ai appris qu’il bénéficiait déjà d’un logement social en
banlieue parisienne.
J’ai vu sa Porsche, garée de l’autre côté de la rue.
J’ai eu de la pitié pour ses enfants, utilisés et exhibés à
la fenêtre, entraînés malgré eux sur cette mauvaise pente.
Et je suis partie écœurée.
La loi semble clairement avoir d’énormes failles en ce qui
concerne ce type d’affaire. J'ignorais à quel point.
D’énormes failles qui favorisent les canailles et enfoncent
les victimes.
La mésaventure de Pierre est aussi ici.
Navrée pour celles qui
attendaient impatiemment leur recette et l’homme à la limite de la décence qui
va habituellement avec. J’aurais pu,
pour tromper votre attente, mettre une photo de mon ami nu, mais je n’en avais
aucune sous la main. Désolée...
Alors évidemment, j’ai hésité.






