princesse

De l'héritage dont ils se passeraient bien

Quand j’ai rencontré le père de mon premier fils, j’avais un chat.

Mon chat s’appelait Lune parce que j’avais décidé quand j’étais plus jeune que ce serait le nom de notre première fille, à Val et à moi mais que bon, finalement, à 19 ans, j’avais fait le deuil de cette relation qui finalement semblait assez mal barrée.
J’avais donc nommé mon chat un peu à la va vite mais comble du comble, après examen plus approfondi, Lune s’était avérée être un mâle.
Fin de la parenthèse.

Le géniteur de mon premier fils, il est allergique à tout ou presque, sapin de noël compris. Et donc, je te le donne en mille, manque de pot, il est allergique aux chats.
Il a bien essayé de faire des efforts, le pauvre, mais je voyais bien qu’il avait la larme très facile et la respiration douteuse quand Lune était dans les parages.
Il a fallu prendre une décision.
Exit le chat (via une annonce gratuite où j’annonçais « je vous donne la lune », pas mal hein? - j’ai un talent fou inné, je sais, la vie est injuste.)
J’ai été drôlement triste et grave en manque de présence féline jusqu’à notre séparation.
Depuis, vous le savez, le mal a été réparé.

Il y a un peu plus de deux ans, alors même que j’étais enceinte de l’excroissance, on a eu un doute quand à la qualité de respiration de notre fils. Très sensibilisé aux questions d’asthmes et autres joyeusetés, son père m’a suggéré de l’emmener voir un allergologue, qui lui a fait tout un tas de tests pas très concluants sur le bras.
Il a fallu lui faire une prise de sang.
Pauvre enfant.
Quelques jours plus tard, le verdict est tombé : mon gentil chérubin pourtant fils de sa mère parfaite (zéro allergies au compteur) est intolérant aux acariens et..... aux chats (dont, si vous n’avez pas suivi, trois spécimen partagent notre demeure)!
Merci papa.

Aujourd’hui, il a un traitement régulier et il semblerait qu’il est immunisé à nos petits compagnons...pas forcément à ceux des autres.
Il s’en sort plutôt pal mal pour l’instant.

Ce que je souhaite de tout cœur au tout nouveau petit de mon ex, très fraîchement né (jeudi ! et il est mignon à croquer !), et dont la maman présente elle aussi quelques allergies. 


Quand à moi-même, votre humble serviteuse, celle qu’a jamais au grand jamais présenté la moindre sensibilité à quoi que ce soit, figurez vous que je suis allée manger avec ma copine Paris (ceci est un pseudo) jeudi soir dernier.
Et que j’ai pris du thon. Moi, j’aime le thon.
Et du tiramisu, ce qui n’a aucune incidence sur la suite mais qui en aura sur mon tour de taille...
Puis, j’ai pris un café.
Jusque là mon histoire est passionnante, n’est ce pas ?

Pendant le café, y’a une vilaine migraine qui s’est installée dans ma tête.
Rien de très nouveau, la migraine, je suis fort accoutumée du fait.
Et puis je me suis mise à avoir drôlement chaud.
Un peu comme si j’étais en train de cuire.
Paris m’a dit que tiens, c’est curieux, t’es un peu rouge comme si t’avais pris un coup de soleil.
Curieux effectivement puisque techniquement c’était pas possible vu qu’il était 21h30.
J’ai décidé d’écourter la soirée et de me rentrer.

Dans le métro bien éclairé, j’ai noté que mes bras étaient devenus rouge fluo.
Pareil pour mes épaules.
Et ma poitrine itou.
J’ai pas commencé à me déshabiller dans le wagon parce qu’une princesse sait se tenir, mais j’en avais vachement envie.

De retour chez moi, avec l’homme idéal, on a pu constater que la rouge attitude avait gagné mes mains, mes cuisses mes hanches...... très joli, vraiment.
On a bien rigolé, mais on a quand même appelé aussi SOS médecins.

Allergie au thon, elle est bien bonne celle là, non ?

C’est grâce à mon fiston que j’ai évité l’hôpital.
Deux cuillères de son sirop magique et ma couleur blanc laiteux d’origine est revenue....

 
J’en suis arrivé à deux conclusions :

La première n’est qu’une confirmation de ce que je savais déjà : en ce moment, je suis une sorte de version féminine de Pierre Richard.

La seconde, c’est que quand même, ça vaut le coup de faire des enfants. Non?

 

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De la difficulté de les punir

J’ai un enfant relativement adorable.
Et là, bien sur, lectrice fidèle, tu sais déjà que je te parle de mon fils aîné.
Non que le cadet ne soit mignon et souriant, pour ça, il maîtrise mais question obéissance, n’est ce pas, c’est loin d’être gagné.

Mon grand bébé a déjà 8 ans.

Oh, évidemment, sur presque une décennie, je me suis déjà énervée un peu beaucoup, je l’ai déjà isolé dans sa chambre afin que je me qu’il se calme après un caprice par exemple mais en matière de punition, je n’étais jamais allée beaucoup plus loin.
C’est qu’en fait, y’avait pas tellement matière à.

En dehors d’avoir perdu BEAUCOUP de fringues à l’école, ce qui a le don de me rendre bien bien chèvre, j’ai juste le souvenir de la fois ou il a vidé un paquet de mouchoir (le parquet du salon en était tapissé) et de cet autre jour ou penaud, il m’a avoué qu’il avait heurté une pile de dvd qui s’était écroulée.

Tu conviendras, lectrice, que ces deux anecdotes dont je me souviens comme étant les pires bêtises des premières années de mon garçon ne se prêtent pas à de sévères remontrances.

Et puis est arrivé le CP, véritable tournant dans la vie des tout petits.
Un CP sans peinture et sans pâte à modeler.
Un CP avec un cartable, une trousse et des devoirs.
Un CP avec un cahier rouge.
Un cahier rouge qui sert de lien entre la vie de l’école et la maison.
Un cahier rouge où les parents doivent faire tout plein de signatures, où on nous annonce les règlements, les sorties et les grèves mais où aussi, de temps à autre, la maîtresse, avec une écriture soignée, nous fait savoir que le fruit de notre amour (parfois mort - je parle de l'amour -, en ce qui me concerne et soit dit en passant) ne s’est pas tout à fait comporté comme il aurait du.

C’était un jeudi, il y a un an, et j’entends encore, comme si c’était hier, la maîtresse m’interpeller doucement à la sortie des classes
"Euh, il semblerait que votre fils ait tenté d’usurper votre identité..."
Et je revois, comme si c’était hier, l’objet du délit : un mot datant de l’avant-veille, me signalant une certaine indiscipline lors de la mise en rang, soigneusement dissimulée par mon fils le mercredi (« je crois que j’ai oublié mon cahier rouge en classe ») et paraphé joliment bien que très maladroitement (au crayons de couleur rouge et bleu) de sa main.

J’ai commencé par sourire (mates donc un peu la photo, tu saisiras pourquoi) parce que quand même, ça avait quelque chose de drôle.
Puis en fait, j’ai réalisé que ce n’était pas si drôle que ça.
Voire pas du tout drôle, en fait.
Et là, pour de vrai et pour la première fois, en plus de la discussion de rigueur, il a fallu sévir.

Je me suis trouvée fort dépourvue.
Comment qu’on fait pour punir ?
Comment qu’on évalue la gravité des actes et qu’on marque le coup en conséquence ?
Comment qu’on dose la condamnation ?

Je l’ai privé de télé pendant une semaine.
Je sais, c’est naze.
D’autant qu’il ne la regarde pas tant que ça.
Mais de ma réflexion pourtant intense n’a surgit aucune meilleure trouvaille.

Aujourd’hui, à nouveau, j’ai du agir.
Parce que la chair de ma chair m’a pris pour une couillonne.
Que comme chacun sait, je ne suis pas.
Genre il faisait ses devoirs avec un stylo dans une main (je rappelle au passage que les devoirs écrits sont interdits en primaire mais ceci est une autre histoire) et sa DS dans l’autre.
DS que son père a eu l’idée lumineuse de lui acheter pour son anniversaire.
Les pères à mi-temps ont toujours des idées formidables.
En une heure et demie, il n'avait écrit que trois mots.
Oui, t’as bien lu, ça fait un mot la demie heure.
Autant dire une productivité qui ferait frémir les présidentiels naseaux de Mr Sarkozy. 

Alors voilà, j’ai confisqué la machine que je ne restituerai que dimanche, j’ai rédigé une page entière d’additions et de soustractions à me rendre pour dans une heure et que ça saute, et je nous ai privé d’Harrison Ford qui était initialement prévu au programme
Par deux fois j’ai failli flancher, mais je suis fière de moi, j’ai tenu le coup

Mais pourquoi c’est si dur ?

Pourquoi ai-je le cœur aussi déchiré quand je dois faire preuve d’autorité et affronter vaillamment les larmes que je provoque alors que merde, quand même, ils avaient poussé le bouchon un peu loin ces morveux, faut bien le reconnaître ?

 
Quand à Indy, je présume qu’il m’attendra jusqu’à demain.....

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Du pénible bien qu'occasionnel retour en arrière

Il y a quelque chose que j’adore dans le fait d’avoir grandi.
C’est d’avoir grandi.
Justement.
C’est de faire ce que je veux, quand et comme je le veux (et crois moi, petite, j’en rêvais déjà), de prendre et d’assumer des décisions éventuellement importantes ou pas, de n’avoir de compte à rendre à personne (ou presque).
Ouais, tu m’as cernée, je suis une indépendante.

Quand j’étais toute petite, il parait que j’étais têtue, que je ne supportais pas qu’on m’épaule, que je voulais toujours tout faire et apprendre toute seule.

Je n’ai pas tellement changé finalement,  j’ai toujours un gros problème avec l’autorité puisque je ne supporte pas qu’on me donne des ordres.
Sauf si c’est demandé très gentiment, là, peut être, on peut négocier.
Ou sauf si ça vient de l’homme Idéal muni de menottes.
Mais je m’égare...
D’où, comme par hasard, mon choix d’un boulot où les supérieurs hiérarchiques n’existent pas.
Ni Dieu ni maître quoi.

Puis je suis devenue mère.
Et je ne t’apprends rien, dans le fait d’être parents, y’a du bon, et y’a du moins bon.
Je pensais avoir du mal à me faire à une vie où on doit planifier un minimum les choses et ou les journées sont rythmées par les repas/bain/devoirs des enfants.
En fait pas du tout.

Bon, je ne vais pas te mentir, de temps en temps, moi aussi, le quotidien et la routine me tuent mais finalement, je me plie plutôt bien à ce rôle même si j’ai perdu une liberté certaine.

Mais devenir mère, c’est aussi parfois confier les enfants et par conséquent confronter ses méthodes d’éducation au regard d’autrui.
Et il arrive qu’autrui ne se permette pas seulement d’avoir des divergences d’opinion quand à ces méthodes, mais que de surcroît il se sente obligé d’y aller de sa petite remarque sur un ton qui me rappelle, au point d’exclamation près, celui que j’emploie moi-même quand je parle aux moins d’un mètre cinquante (nains exclus) de mon entourage immédiat.

Ainsi, chez le dentiste, si mon enfant ne s’est pas bien brossé les dents, à la crèche s’il a tapé un autre enfant, à l’école s’il n’a pas fait ses devoirs ou s’il bavarde trop en classe, c’est systématiquement à moi qu’on s’adresse et je me fais gronder, impuissante, avec l'exquise impression d’avoir retrouvé mes six ans.
Bien souvent, on ne fait pas que m’informer, on me gronde, un peu comme quand j'ai accouché, la deuxième fois.

Mon fils aîné vient de faire une mini thérapie chez un pédopsychiatre rapport à ses pipis au lit que quand on a huit ans ça ne devrait plus se produire en principe.
A priori, l'expérience a été efficace (plus aucun lavage d’alèse en vue, je touche du bois).
Mais en ce qui me concerne, pour faire court (un jour, je développerai plus avant ce sujet fort captivant), en gros, j’en ai pris plein la gueule.
Et putain, ça me gonfle d'être infantilisée comme ça.
J'ai horreur de ça.

C’est moi ou bien ?

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De l'angoisse à l'approche de LA date.

Le décompte a déjà commencé.
Encore combien de dodos, maman ?
Et dans ma tête : « putain plus que 35 dodos, bordel !»
J’ai eu la délicieuse inspiration, dès son plus jeune age, d’habituer mon enfant à fêter son anniversaire avec ses potes.

Les trois premières années, j’ai invité les miens, qu’ils aient déjà procréé ou non.
Ensuite, dès la maternelle, j’ai sympathisé avec quelques mamans de l’école et organisé de vraies fêtes avec pêche à la ligne et, comme de bien entendu, de quoi se baffrer en quantités industrielles (tu connais ma névrose du manque), le tout comprenant des gâteaux certes épatants, mais générateurs de beaucoup de stress.

Pour ses 5 ans, l’Homme Idéal a fait un spectacle de magie.
Très chouette.
Pour ses 6 ans, il faisait beau, on les a emmenés au parc jouer au foot.
L’air frais, ç’est super bon pour la santé.
Pour ses 7 ans, j’ai trimballé toute la marmaille voir Spiderman III.
Bien joué (une seule heure de goûter à tirer en intérieur après la séance).
Mais là, pour ses 8 ans à venir, y’a vraiment rien qui me vient....

Vous avez déjà eu dix gamins dans votre chez vous ?
Votre chez vous est un appartement ?
Les dix gamins étaient de sexe masculin ?
Alors, vous devez avoir une légère idée de mon calvaire.

Rien que de visualiser l’état de la chambre de mon cher bambin après le raz de marée démoniaque des demi portions d’invités qui vont investir les lieux, j’ai envie de pleurer.
J’ose à peine songer à la sympathique céphalée qui ne manquera pas de coloniser mon mien cerveau en fin de journée.

Une fête au MacDo ?
Je trouve ça super glauque et complètement à l’encontre de mes principes éducatifs.

Une animatrice qui gère de A à Z avec maquillage, spectacle de marionnettes et cotillons ?
Niveau concept, c’est génial, mais mon banquier est moins enthousiaste.

Le pire, c’est que je vais sûrement encore m’infliger cette torture avec l’excroissance, ce qui signifie que j’en ai encore au bas mot pour une décennie et demie.
Allégresse.
Vivement l’adolescence et ses (sur)boums où ma présence ne sera ni souhaitée, ni nécessaire.

D’ici là, si quelqu’une détient une trouvaille lumineuse et débordante de sagesse, capable de contourner l’inévitable dépression post fête d’anniversaire qui me guette, qu’elle se manifeste et m’en fasse profiter sur le champ !

 

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De leur pudeur qui s'installe peu à peu

Petit billet aujourd’hui, parce qu’il est tard, que j’ai eu une journée chargée, une nuit très courte, et que je fais queske je veux non mais des fois.

J’ai un rapport curieux avec la nudité.
Tantôt très pudique, tantôt pas du tout mais vraiment du tout du tout (enfin j’insiste pas, t’as compris).
Disons que ça dépend du contexte et surtout beaucoup du regard qui est porté sur moi.

Plus jeune, j’avais beaucoup de mal à me dévoiler, encore un coup de ma poitrine généreuse impossible à déballer sur la plage ou même devant la moins indiscrète de mes copines sous peine d’avoir à gérer un regard soutenu et curieux, les gros seins attirant invariablement tous les regards, mais je ne vais pas à nouveau m’étaler là-dessus.
Comme pas mal de filles, enfin j’imagine, j’ai gagné en confiance au contact d’hommes très féconds question compliments.

Aujourd’hui, chez moi, ben...tranquille quoi, hein! J’essaie d’épargner au maximum mes pauvres fils qui n’ont rien demandé mais quand il faut changer les draps au beau milieu de la nuit, et que mes neurones ne sont pas tous alertes, il m’arrive d’omettre de me couvrir. (Je dors nue, comme Marilyn, mais sans le n°5).

Lorsque j’étais petite fille, disons jusqu’à dix ans, eh ben je sais pas.
Impossible de me souvenir de l’année où j’ai commencé à me cacher. Grand nombre de photos témoignent du peu de cas que je faisais d’avoir les miches à l’air, oui mais jusqu’à quand ?

 
Tout à l’heure, sous la douche, j’ai senti l’expression d’un tout premier semblant de gêne chez mon fils aîné (presque 8 ans), le même qui juste avant le bain sautait frénétiquement et avec la plus grande décontraction sur mon lit dans le plus simple appareil pour faire rire l’excroissance (tout nu aussi, allez y, vous pouvez appeler la police).

Paradoxal, non ?
J'avoue que je me demandais un peu quand ça allait arriver....


Et vous, quelle est votre rapport avec votre corps?
Et vos bambins? Pudiques ou pas?

 

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De leur absence

J’ai un enfant à temps plein, l’autre en comme qui dirait quatre cinquième.
Deux week-ends par mois et la moitié des vacances scolaires, mon fils aîné s’en va profiter de la compagnie de son papa.

A condition que la séparation ne soit pas une déchirure, je crois vraiment que la garde partagée peut être souveraine*. En tous cas, c’est plutôt le cas en ce qui me concerne.
Quand j’ai repris ma liberté, fort méritée soit dit en passant, j’ai pu ainsi redécouvrir avec délices la vie de célibataire sans aucun compte à rendre mais aussi assumer pleinement mon rôle de maman élevant mon fils comme je l’entendais, en prenant mes propres décisions, les assumant si nécessaire mais sans contrariétés extérieures et surtout sans désaccords.

Cependant, je me souviens des premiers temps et des premières absences.

Tout aussi paradoxal que cela puisse paraître, après avoir attendu plus qu’impatiemment les vacances et listé tout ce que j’allais pouvoir enfin faire sans enfant (et que même que je pouvais le faire tard le soir si je voulais), après avoir planifié sur une semaine la ronde des amants (ben oui, c’est que j’avais besoin de me reconstruire, moi), bref après avoir fantasmé sur cette semaine parfaite à venir, je me retrouvais en fin de compte fort dépourvue, seule et dépossédée de la chair de ma chair, désoeuvrée et errant sans but dans mon appartement vide.
Ma routine horaire ponctuée par le temps des repas, de la promenade et du bain se brisait d’un seul coup et j’avais un mal fou à trouver un nouveau rythme jusqu'à.....la veille du retour de mon petit garçon.

Progressivement, j’ai réussi à apprivoiser ces moments là et à en profiter vraiment et pleinement.

Aujourd’hui, c’est un peu différent puisque je ne suis plus célibataire, je n’ai plus d’amant (enfin juste un seul, mais légitime), que j’ai enfanté une deuxième fois et que mon cadet, l’excroissance, n’a qu’un seul domicile.  
Mais toujours, malgré l’habitude issue de cinq ans de pratique régulière et même si j’ai arrêté de dormir avec son doudou, j’ai du mal à gérer son absence.
Absence en fait amplifiée depuis que nous sommes quatre à la maison (plus trois chats) et que j’ai vraiment la sensation qu’il nous manque un « maillon » quand nous ne sommes pas au complet.

Hier, cette évidence m’a sauté au yeux tandis qu’au lieu de savourer l’allègement des tâches (appréciable) de lorsque je n’ai plus qu’un seul fils au foyer, je me suis précipitée pour le récupérer pour la journée, son papa ayant eu un contretemps professionnel, bien trop contente de rendre ce « service » à mon ex.


*Il est bien entendu que je me place ici du côté de la mère (c'est-à-dire présentement moi-même), et non de l’enfant lui même ou de son frère. Je suppose que j’aurai sa version quand l’adolescence ingrate lui fera me cracher au visage tout ce que j’ai raté avec lui. Il n’est donc nullement question de faire l’apologie de tel ou tel mode de garde. Chacun fait bien sur au mieux, comme il veut et/ou peut.


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De leur orientation sexuelle à venir

Une des premières choses à laquelle tu penses quand tu as des garçons c’est : « mais qu’est ce qu’il va donc bien me ramener à la maison quand il sera plus grand ? »
En tous cas, moi, j’y ai songé.

Et en fait, j’ai eu pas mal le loisir de cogiter aujourd’hui.
1h53 pour être exacte.
La durée du film que nous avons eu l’excellente et clairvoyante idée d’aller voir avec mon fils aîné.
Qui l’avait d'ailleurs déjà vu la semaine dernière (pauvre enfant) et qui m’avait pourtant dit que ça ne lui avait pas trop plu...
Et moi de lui rétorquer : « Mais non, enfin, tu me dis ça parce que tu n’as pas envie de sortir ! De toute façon tu n’as jamais envie de sortir et après tu sautes partout parce qu’en fait ça t’aurait fait drôlement de bien de sortir alors c’est moi qui décide, on y va, voir ce film et tu verras comme tu sera content quand tu y seras. »
Ben ce que je peux te dire ce soir c’est que les mioches ne racontent pas toujours que des craques. Je me suis bien mordue les doigts de ma méprise.

Juste en passant, je fais rapide, si tu veux mon avis, pour ce qu’il vaut, ne te fie pas au numéro 2 et abstiens toi d’aller voir le 3. (Tu pourras pas dire que je t’ai pas prévenu)

Mais en même temps, avoir un moment à toi rien que pour réfléchir en paix, c’est bien aussi, non ? Même si le fond sonore ponctué de nazeries finissant en « ix » vient ponctuellement perturber ton raisonnement.

Lequel était qu’un jour, ça me pend au nez, je serai à mon tour une belle mère.
Crainte ? Détestée ? Raillée ? Respectée ? Ou qui sait, soyons folle, adorée ?
Oui mais une belle mère de quoi ? (Si j’ose dire)
Fille ou garçon ?
Et comment réagirais-je si jamais.....

A La Réunion, il y a deux ans, un peu après que je lui aie annoncé qu’il allait avoir un petit frère, je me souviens avoir eu une conversation avec mon plus grand à ce sujet parce qu’il était mort de rire à l’idée que deux femmes ou deux hommes puissent tomber amoureux.

Je me suis souvenue de ma propre enfance et de cet ami de mes parents que j’adorais, éternel célibataire à mes yeux mais souvent accompagné par ce si bel homme.
Je me suis souvenue du jour où j’ai enfin compris qu’ils étaient un couple, de l’incompréhension qui m’a submergée quand j’ai réalisé que mes parents le savaient aussi mais qu’ils n’avaient pas su m’en parler avec cette gêne sous couvert de pseudo discrétion dont ils ont le secret.
Je me suis souvenue m’être sentie un peu idiote, comme lorsqu’on se rend compte qu’on a été tenu à l’écart d’un secret.

Mon fils allait avoir 6 ans et pourtant il m’a paru utile et nécessaire de lui signifier que l’amour entre semblables est une possibilité. Une possibilité qui n’est pas la conséquence d’une affection quelconque, qui n’a rien d’exceptionnel, de malsain ou de honteux. Que c’était même tellement normal, qu’il en avait dans son entourage sans le savoir.

Je ne suis pas tout à fait sûre qu’il m’ait crue... mais je tenais à lui signifier clairement ma position.

 
Je crois qu’il faut parler de tout si on s’en sent capable. Parce qu’à trop se taire, on provoque parfois des réactions involontaires. Avec trop de silence, ce que je crains pour l’avenir, c’est que par peur de m’avouer leur penchant éventuel, si mes enfants croient que j’y suis opposée, ils ne souffrent en silence et redoutent de dialoguer avec moi.
Et en même temps, je ne veux pas les influencer non plus, hein ! Juste leur montrer qu’à priori j’approuverai leur choix. (Soyons clairs, je parle ici du sexe de l’être aimé et non pas d’individu parce qu’une gothique, un skinhead, une emmerdeuse ou un drogué en manque, je suis pas sure d’approuver des masses non plus)

Bref, ce je veux par-dessus tout et au delà d’avoir des petits-enfants (d’ailleurs quelle idée franchement puisque j’aurais déjà eu les miens, la retraite c’est pas un truc pour se reposer à la base ?), c’est que mes bébés soient heureux, quel que soit le chemin qu’ils empruntent pour y arriver.
Maintenant, s’ils choisissent une fille, c’est bien aussi, on est d’accord.

Ca, c’est ce que je pense aujourd’hui.
Rendez vous dans dix ans.... (Parce qu’en vieillissant, des fois, on devient un peu con)

 
Et vous, vous y pensez ?
Vous en parlez ?
Vous attendez de voir ?

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De la pression sur nos épaules

Quoi qu’on fasse, on fera mal.

Les enfants sont des bombes à retardement qui exploseront dès l’adolescence voire à l’age adulte à coup de reproches et de « pourquoi tu rentrais tard le soir et de toute façon, tu aurais du m’empêcher de fréquenter ce garçon et si tu m’avais fait manger plus de légumes, je ressemblerais peut être pas à une grosse vache (mais peut être à une grosse courge) et maintenant à cause de toi je vais chez le psy!

Je le sais, je suis une ex ado devenue adulte et j’ai des parents.

J’ai regretté (entre autres) de ne pas être devenue une virtuose du violoncelle (oui, moi c’était le violoncelle, à cause d’Electric Dreams) et j’en ai drôlement voulu à ma pauvre mère de ne pas m’avoir forcée d’avantage. Elle qui avait cru bien faire le jour ou je suis rentrée en pleurant, la suppliant à genoux de rendre l’instrument au magasin de musique que sinon elle aurait ma mort sur la conscience.
J’ai regretté de ne pas avoir poussé mes études plus loin, je serais peut être ingénieur à l’heure qu’il est.
J’ai regretté, petite ingrate que je suis, d’avoir eu des parents qui prônaient le libre choix d’activité. Et je sais que s’ils avaient dicté ma conduite en m’imposant un chemin à suivre, je les aurais blâmés aussi.

Je ne regrette plus rien aujourd’hui, et vous savez quoi, je trouve même qu’ils ne se sont pas si mal démerdés avec moi.

Parce que maintenant, moi aussi, je suis parent.

Depuis que j’ai des enfants, je réfléchis à TOUT ce que je fais avec eux, tout ce que je leur dis, dans les moindres détails.
D’autant que j’ai des garçons et que c’est moi, leur mère, qu’on accablera pour chacune de leur façon de faire.
A chaque action, chaque parole, j’imagine la répercussion future et l’impact que ça pourra avoir sur leur vie et leur comportement.
J’essaye d'avoir de la patience, de tout leur expliquer, de mettre des mots sur leurs émotions ou leurs souffrances, d’être une oreille attentive, de les éveiller aux livres,et de leur proposer des activités variées.
Je les inscris au sport (mais non, pas encore pour l’excroissance), je leur parle un peu anglais, je leur mets de la musique et je les emmène au théâtre.
Je respecte leur temps de sommeil, je ne fume pas dans leur chambre (et d’ailleurs, je ne fume pas du tout), je m’intéresse à leur vie scolaire (ou de crèche) et aide aux devoirs.
Je prévois aussi leur vie en couple, je leur apprend le respect, la politesse, l’égalité des sexes et qu’on range sa chambre, qu’on fait son lit et qu’on débarrasse la table.

Et pourtant....

Je l’attends, ce jour tant redouté et immanquablement inévitable (parce qu’il viendra c’est sur) où ils se souviendront de cette minute de faiblesse, en 2007, où j’ai hurlé, hors de moi et rouge de colère :
« MERDE MAIS PUTAIN JE NE VOULAIS PAS D’ENFANT MOI !!! JE SAVAIS QUE C’ETAIT PAS MON TRUC LES MIOCHES !!! ET CA M’A PAS SUFFIT D’EN AVOIR UN, IL A FALLU QUE J’EN FASSE UN DEUXIEME !!!!


Personne n’est parfait.... et surtout pas moi.

 

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De la qualité discutable de leurs jouets.

Une des raisons pour lesquelles j’ai fait une croix définitive bien qu’ingrate sur Yves Rocher, pourtant initiateur de mes premiers émois cosmétiques, c’est à cause des packagings bidons, cheap and nasty, qui contiennent ses produits.
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, on est bien d’accord que la qualité et l’efficacité des recettes du leader de la beauté à prix canon laissent à désirer mais si les emballages étaient plus attrayants et surtout plus solides, je me serais peut être au moins laissée bluffer lors d’un premier achat. Or, un flacon dont le bouchon se fait la malle dès la première utilisation, moi je dis ça le fait pas dans ma salle de bain.
Mais ce type de produit n'est élaboré au départ, sans malentendu aucun, que pour avoir une durée de vie éphémère.


Tout pareil quand il s’agit de la progéniture.
Je fuis comme la peste les fabrications douteuses de jouets.
Les merdouilles à 10 balles (2 euros ?) vendues à la sauvette ou pseudo gains de la pêche aux canard me donnent de l’urticaire.
La première raison :
Dieu sait combien je suis une consommatrice acharnée, déculpabilisée et irréfléchie. J’aime dépenser pour moi et pour les autres, je ne crois donc pas qu’on puisse me taxer de radine si je dis à quel point ça me rend malade de débourser ne serait-ce qu’un kopeck pour un avion super sonique qui va perdre ses ailes après seulement 2 décollages.
La deuxième raison :
Ces objets ont tout de même coûté en main d’œuvre et en matière première. Pour que dalle. J’entends que pour faire des robots avec des yeux rouges qui s’allument en clignotant à bas prix, il faut faire des concessions sur le cahier des charges, j’entends que certaines personnes n’ont pas les moyens de taper dans la qualité. Mais ne vaut il mieux pas un jouet qui tient la route à 30 euros que dix à 3 euros (z’avez vu comme je maîtrise la science des mathématiques ?) qui finiront à la poubelle en moins de 24h ?

Ainsi, vous saisirez mieux l’acharnement qui a été le mien juste après Noël, après que mon fils cadet, dit l’excroissance ait été gâté d’une petite batterie qui soit dit en passant est le cadeau typique de quelqu’un qui te veut du mal, à toi le parent (en l’occurrence ma belle mère).

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De la surprise au bout du chemin.

J’ai conscience à quel point je vais vous paraître vieux jeu quand vous lirez ce billet.
Tant pis.
J’assume de dire que rien ne m’a plus énervée quand j’étais enceinte que les conversations de courtoisie formatées et les gestes inévitables de quelques uns (unes).
Surtout pendant ma première grossesse.
A tel point que j’ai essayé de me blinder au maximum lors de la seconde.

C’est incroyable comment certains deviennent familiers quand tu portes la vie, dingue de voir à quel point tout le monde a d’un coup tellement envie de te tripoter.
Ta collègue la plus austère, que limite tu l’avais jamais vue avant tellement elle t’a jamais parlé, ou encore ta belle mère que tu surnommais en secret Adolf, deviennent soudainement tes plus grandes potes.
Et vlan, vas y la main sur le ventre pour vérifier que ton embonpoint soudain n’est pas de l’aérophagie mal déguisée et cache bien un enfant qu’avec un peu de chance on pourrait sentir bouger.
Je ne suis ni prude ni Nadine de Rothschild, mais ces mains que je n’avais pas invitées sur mon corps ont été pour moi comme de petites agressions.
J’estime que la moindre des politesses est de demander l’avis de la future maman, parce qu’après tout, et l’événement a beau être assez fascinant pour les autres, quand tu es enceinte, ton ventre reste tout de même une partie de toi même, même si t’as choisi d’héberger quelqu’un dedans.

Du coup, il m’est arrivé de toucher les seins de mon interlocutrice si elle me touchait le ventre sans préavis. Comme ça, réflexe, juste histoire de montrer ce que ça fait.

Mais le pire, c’est encore les questions banales et incessantes dès qu’arrive le moment où on commence à ne plus pouvoir voir ses pieds.

Tu es enceinte de combien ?
C’est pour quand ?
Bon là, ça va encore, d’autant que depuis peu, on trouve sur le marché des petits badges très sympas qui annoncent clairement le délai de livraison.

Mais :
« Tu sais ce que c’est ? ».......
Si c’est juste une manière d’engager la conversation ou de faire mine de s’intéresser, qu’on m’explique pourquoi l’interlocuteur insiste, parfois même en faisant du chantage, comme si sa propre vie en dépendait.
Qu’on m’explique de quelle façon son existence pourrait être modifiée à partir de l’instant où il saura enfin le sexe du futur chérubin.

« Ah ben ouais mais alors on ne saura pas quoi t’offrir ».
N’importe quoi ! Genre y’en a qui achètent un cadeau de naissance trois mois avant d’aller te voir à la maternité !
ou encore "et comment tu vas faire pour décorer la chambre?" (sans commentaire)

Et encore mieux :
« Comment vous allez l’appeler ? »
Alors là, je dis non. (pas pour le prénom du bébé, hein, parce que « non » c’est quand même pas super joli comme prénom.)
Au delà du fait que je trouve que la question est extrêmement personnelle, et qu’elle ne regarde que le couple concerné, j’ai tenu pour ma part à éviter absolument les remarques du genre « c’est vieillot », « le chien de l’ex de ma belle sœur s’appelait pareil », ou encore « ah non, j’en ai connu une quand j’étais petite et elle était super méchante ! »
Et puis, je dois dire que nommer quelqu’un qui n’est pas encore né, je trouve toujours ça un peu bizarre.

En ce qui me concerne, et je dis bien « me » car par deux fois j’ai été en désaccord total avec les futurs pères de mes enfants, je n’ai JAMAIS voulu savoir à l’avance sur quelle couleur de layette j’allais pouvoir me jeter.
Et les deux fois, j’ai cédé à la seconde échographie.

Fort plaisamment, mon aîné déjà très obéissant et respectueux de sa mère, n’a pas voulu se montrer.
Et je tiens à dire que pas une seule seconde je n’ai regretté de garder la surprise jusqu’au bout.
L’excroissance, en revanche, pourtant encore en gestation, possédait déjà le petit caractère têtu qui le caractérise et s’est sans doute fait un plaisir de contrarier mes plans en exhibant fièrement son organe.

J’aurais voulu que le secret soit préservé au sein de notre petite famille... c’était sans compter l’Homme Idéal, absolument incapable de tenir sa langue.
Lors d’une soirée, et alors que, de mon côté, j’avais vaillamment gardé pour nous la nouvelle, c’est tout fier et très fort aussi qu’il a annoncé devant un public avide de gossip qu’il allait être papa d’un petit garçon.
J’étais consternée, déçue et j’ai cru que j’allais le tuer.
(La grossesse amplifie parfois un peu les sentiments et les réactions peuvent être un poil excessives)
Je lui en ai voulu terriblement. J’ai mis un temps fou à me remettre de ce que j’ai ressenti comme une trahison, un dédain absolu de ce dont nous avions discuté tant et tant.
Même si nous ne partagions pas le même avis, même s’il ne comprenait pas du tout ma position, j’aurais voulu qu’il respecte mon choix.
Il n'a pas arrêté de me dire "mais enfin, c'est pas grave", ce qui n'a fait que m'agacer davantage.
Je sais que c’est pourtant débile et que ça pourra paraitre fort ridicule, mais il est des choses que l'on ne peut contrôler et rien que d’y repenser, l’idée de faire chambre à part ce soir me taraude encore un peu. Rancunière, moi ?

Alors bon, chacun fait comme il veut bien sur, et si une de mes copines tient absolument à me confier la nature de ce qu’elle porte, je ne la jugerai bien entendu jamais pour ça.
Cependant, il me semble que la médecine, en nous apportant beaucoup, nous a quand même enlevé quelque chose : cette surprise délicieuse qu’on était si heureux de découvrir enfin et si fiers d’annoncer le moment venu.

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Du coup de main grand parental.

Y’en a qui peuvent se permettre de concevoir l’esprit tranquille.
Y’en a, quand ils font des enfants, ils savent que quand même, de temps en temps, ils pourront s’en débarrasser tout un week-end.
Y’en a qui se targuent d'avoir la chance de pouvoir compter sur des parents tout prêts à jouer les papys et mamies gâteau, baby-sitter fidèles de la première heure.

Je ne fais pas partie de ces gens là.

Evidemment, je ne dis pas que j’ai pris en compte ce type de facteur quand j’ai décidé d’enfanter, je n’ai pas spéculé sur la disponibilité des futurs grands parents et même si je l’avais fait, je me serais sans doute quand même laissée faire, pour le coup de la petite graine.
Deux fois tout de même.
Comme si je n’avais tiré aucune leçon de ma première expérience...

Attention, ne vous méprenez pas, j’adooooore mes enfants, mais j’adoore aussi l’homme idéal et j’adooore passer du temps rien qu’avec lui, voire rien qu’avec moi même, si on va par là.
Je trouve qu’une petite séparation ne fait pas de mal, bien au contraire, ça permet à chacun de se ressourcer de son côté pour mieux se retrouver ensuite.
Seulement voilà, moi mes mioches, je les ai et il semblerait que je sois condamnée à me les garder tout pour moi.
Je suis tellement jalouse de mes copines aux parents toujours tellement disponibles et serviables !


Mes parents à moi n’ont pas la fibre grand pater/maternelle pour un sou, aucun espoir de ce côté-là.
La dernière fois qu’ils sont venus nous voir à Paris, je me suis dit :
« Chouette, voilà quelques soirées en amoureux en perspective, à nous les bons restos et les séances de ciné ». 
Bon, c’est sûr, mes géniteurs ne m’avaient rien promis non plus...
Comme mes enfants qui n’ont pas demandé à naître, je suppose qu’ils n’ont pas non plus demandé à être grands parents.
Les bons restos et le cinéma, les chouettes expos et le théâtre, c’est eux qui en ont bien profité.
Moi je dis vivement la retraite.

Je me souviens aussi de la période où ils ont déménagé.
Mon premier fils avait alors environ un an et demi et il fallait que j’aille à Marseille leur filer un coup de main pour vider ma chambre de jeune fille restée intacte après mon départ.
Je leur avais bien demandé s’ils étaient bien sûrs qu’ils pourraient s’occuper de l’enfant tandis que je trierais mes affaires, parce que sinon, je pouvais le laisser à son père...
« Mais bien sur viens avec lui, non mais vraiment quand même ça fait tellement longtemps qu’on l’a pas vu.... »
Limite si ma mère n’a pas menacé de me déshériter si je venais seule.
Ok, je suis donc venue accompagnée, et sortie du train, traînant derrière moi les coutumières effluves de vomi, adhérant à mes vêtements.....
Inutile de préciser que mon petit a passé ses vacances enfermé avec moi dans ma chambre, jouant au milieu des cartons.
Joie.


Du côté masculin, élément amovible que j’ai renouvelé entre deux enfants, c’est pas beaucoup mieux, bien qu’à ce niveau, l’Homme Idéal soit tout de même un bien meilleur parti que l’ex, avec qui c’était pas gagné gagné.
Je crois bien que sa mère n’a même jamais mis un orteil chez nous, quand à garder le bébé chez elle, il n’en a jamais été question.
A l’époque, j’avais fini par trouver la solution à cet épineux problème : la séparation ! (Mais oui, pour d’autres raisons que l’enfant à garder, oh, quand même !) : Deux week-ends entiers de célibat par mois, autant dire le pied absolu!
Mais l’Homme Idéal, il me plait bien, rapport au fait que justement, il est idéal, et j’ai bien envie de me le garder, même si l’excroissance fait partie du lot.
Ma deuxième belle mère quand j’étais enceinte, nous a fait croire qu’elle allait tellement s’en occuper que limite on le verrait presque plus.
Et puis finalement, moi je trouve qu’on le voit pas mal...

 
Alors bon, m’est avis que de ce point de vue, il apparaît que je manque clairement de bol.

Et vous, y’a de l’espoir du côté du troisième age ???

 
Edit de 15h30 :

Bon, je réalise à la relecture de mon billet d’aujourd’hui, que quelques uns d’entre vous pourraient être tentés par la pratique de la délation et ainsi alerter la DDASS à mon sujet.
Ou dévoiler à mes parents que je les ai traités de troisième-ageux.
Ou sussurer à mes belles mères de ne pas trop se fier à mes sourires trompeurs.
Ou annoncer aux hommes qui m'ont fréquentée de près qu'ils ne sont rien de plus que des "éléments amovibles" à mes yeux.
S’il vous plait n’en faites rien!
L’exagération est parfois nécessaire à l’intérêt du récit....

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De la liberté d'allaiter (ou non)

Ma sœur m’avait pourtant bien mise en garde :
« Si tu veux allaiter, accroche toi, y’a un tas de gens qui te mettront des bâtons dans les roues »
Force m’a été de constater qu’elle avait raison.


Le combat commence dès la maternité avec des sage femmes qui prennent parti pour ou contre et n’hésitent pas à te briefer non sans une complète argumentation sur leur position.
Traduire aussi par « contre », toutes celles qui pour parler de façon basique, n’ont pas envie de se faire chier.
Et si tu as lu mon deuxième accouchement , et , tu sais déjà que les spécimens de cette sorte ne sont pas des phénomènes rares lesquels se feront un malin plaisir de te décourager, voire même te démoraliser et pire : t’accabler.

Pourtant, l’allaitement, pour toi c’était un beau rêve : celui de la mère épanouie, capable de subvenir elle-même aux besoins laitiers de son enfant, celui d’offrir un spectacle à la fois émouvant et charmant à ton homme, sans oublier celui (tout aussi valable) d’accéder à une solution gratuite pour l’alimentation de celui qui même pas encore né, t’a déjà coûté un lit à barreaux, une table à langer et une nouvelle maison.
Et voilà que parfois, simplement influencée par une blasée du bébé qui semble tellement plus documentée que toi (crédulement affaiblie par les récents événements contractionesques qui ont eu lieu dans ton corps), tu vas peut être renoncer.

Car l’allaitement a beau faire partie de cet instinct de mère que nous partageons avec tous les mammifères terrestres, bien sur tu peux essayer toute seule mais si tu veux pas avoir de crevasses, tu ne seras pas contre un ou deux conseils avisés et bienveillants.
Sans l’aide d’un tiers on peut très vite se dire que finalement, on est pas faite pour ça.

Pour moi, le tiers a été ma sœur, et je crois que si elle n’avait pas été là pour m’assister avec mon premier enfant, je me serais peut être laissé polluer l’esprit par les employées de la clinique.

Je me souviens de ma petite fleur (je ne vous parle pas de mon anatomie mais d’une de mes meilleures amies qui ah ben tiens, coïncidence, m’a donné son aimable autorisation pour publier sa photo), déprimée à la maternité parce qu’on lui avait dit que ses seins avaient un problème très rare qui lui empêchait d’allaiter.
Foutaises ! Comme vous avez pu l’admirer ci-dessus, elle allaite encore sa fille de 9 mois.
Mais je suppose qu’elle vous racontera ça beaucoup mieux que moi dans les commentaires...

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De l'utilité de les nourrir

Je n’ai pas toujours adoré faire des gâteaux, d’ailleurs, je me souviens avoir essayé d’en faire un pour l’anniversaire de mon ex quand j’avais 20 ans : un vrai désastre !

Et puis, avec le temps et à force d’essayer, je me suis un peu plus rodée.

Plus tard, j’en ai fait avec mon fils, que ça amusait bien et qui m’aidait bien à l’époque mais maintenant, je crois que ça ne l’intéresse plus trop. L’excroissance en revanche a commencé lundi avec les chouquettes et je crois que ça le branche pas mal, la cuisine. Dès qu’il s’agit de bouffe, il devient hystérique.

 
J’ai vécu plus jeune pendant 1 an dans un pays où les gâteaux pour enfants sont de toutes les couleurs.

Pour les cinq ans de mon premier fils, j’ai eu envie d’innover un peu, et j’avais du temps pour le faire. Quelques mois à l’avance, j’ai commencé à m’entraîner à l’aide d’un livre, puis j’y ai pris goût et j’ai fait mes propres créations.



Pendant un temps, je me suis enthousiasmée à fond pour un éventuel projet de carrière, j’ai vendu pas mal de gâteaux sur un an pour des goûters d’anniversaire, mais ce n’était pas vraiment rentable compte tenu des temps énormes de préparation. Ensuite, j’ai été enceinte, rester debout pendant 6 heures d’affilée penchée sur de la pâte à sucre n’a vite plus été possible et je me suis lassée, comme souvent d’ailleurs...

Je vous avais promis de vous montrer les résultats, les voilà...

Les bases sont en général des gâteaux au yaourt, les décorations en sucre étant relativement lourdes à porter pour un fondant chocolat !

Je mettrai d'autres photos, vous donnerai des conseils, des liens et des recettes plus tard, aujourd’hui, je manque de temps, j’ai pas encore décoré le sapin...













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De la façon de les coucher (enfin moi, ce que j'en dis...)


Navrée de n'avoir pu publier plus tôt, j'ai eu des gros soucis de connection aujourd'hui...


Avant de commencer et au cas où vous en doutiez, je tiens à vous préciser que je n’ai pas la science infuse, que je ne détiens pas la vérité absolue, et que ce que je m’apprête à écrire n’engage que moi et ma manière de faire. (Non parce que je ne voudrais pas qu’on m’accuse d’être une donneuse de leçons)

 
Il est arrivé assez régulièrement que d’autres parents me disent que j’avais trop de la chance que mes enfants « fassent leurs nuits », non parce que tu comprends, les miens ne les ont pas faites avant trois ans, et encore....
En général, ça me fait bondir. (Intérieurement, hein, parce que le sport, très peu pour moi)

Moi, je suis intimement persuadée que si un enfant ne fait pas ses nuits, d’une manière ou d’une autre, c’est de la faute de ses parents.

Evidemment, je ne parle pas d’un enfant malade ou encore d’un nourrisson, mais passés 6 mois, je crois vraiment que n’importe quel enfant en bonne santé est censé faire ses nuits.

D’ailleurs si on creuse un peu en parlant avec les géniteurs de ces insomniaques en herbe, on s’aperçoit assez vite qu’il y a un hic quelque part.


Quand mon premier fils est né, il a dormi pendant les deux premières semaines dans notre chambre. Je pensais que ce serait moins fatiguant puisque je l’allaitais. Et pour être tout à fait honnête, je crois que ça me rassurait aussi. C’est dingue ce qu’on peut avoir peur de la mort subite du nourrisson la première année. Je n’avais qu’à tendre la main pour la poser sur son petit torse et vérifier qu’il se soulevait régulièrement.
Et puis très vite, son père et moi nous sommes aperçus que l’avoir là, juste à côté, ben ça nous empêchait de dormir en fait. Et que t’as beau être un bon parent concerné et inquiet, le sommeil, moi je dis, c’est sacré.

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De l'aide aux devoirs

J’aurais voulu mieux écrire cet article qui me tenait pourtant à cœur, j’ai manqué un peu de temps... (y’avait trop de devoirs hier soir... ah ah ah).

J’aurais aimé être plus drôle aussi, parce que je ne veux pas que mon blog prenne un ton trop « réac », mais il semblerait que je n’ai pu empêcher mes petits doigts désobéissants qui ont couru sur le clavier animés par une petite colère pas très grave mais persistante.

Veuillez m’excuser pour ça.


J’aime pas la maîtresse de mon fils.
J’en ai discuté hier avec une autre maman devant l’école et elle n’est pas d’accord avec moi.

Moi, les petites nanas juste sorties de l’IUFM, qui n’ont jamais tâté du terrain et arrivent avec le désir certes noble mais utopique de changer le monde, ça m’agace.
Ce qui me met en rogne n’est pas le fait de vouloir tirer l’enseignement par le haut, mais celui d’avoir la prétention naïve de croire qu’on en est mieux capable que les autres, sans la moindre expérience et juste un peu de théorie. (A la manière de certaines sages femmes, si tu vois ce que je veux dire...)
C’est aussi et principalement le fait de dénigrer le travail de la maîtresse que l’on remplace parce que celle ci est partie en congé maternité et ce devant tous les parents d’élèves. Ce qui en ce qui me concerne est un manque de respect absolu notamment quand l’enseignante « officielle » a bien plus de bouteille et a largement fait ses preuves.

 
Je n’aime pas la maîtresse de mon fils parce qu’elle donne trop de devoirs.
Je suis anti-devoirs c’est un fait.
D’ailleurs, les devoirs écrits en primaire sont interdits par la loi.
Néanmoins, je conçois qu’il y ait de temps en temps une poésie à apprendre ou une petite leçon. Dans ce cas, l’exécution de ces devoirs ne doit à mon sens pas dépasser 20 minutes. (Je précise que mon fils est en CE1).

Lundi soir, le calvaire a duré 1 heure, traînant d’autant sur la fin que mon garçon était épuisé.

Il y avait 3 leçons dont une d’anglais où il s’agissait d’apprendre par cœur non pas à dire « Hello » ou « please » mais les symboles de tous les pays anglophones de la terre, ce qui est bien plus utile.
Remarque, là où je rejoins la maîtresse, c’est qu’il est évident que mon fiston brillera en société en disant que le kiwi est le symbole de la Nouvelle Zélande, même s’il ne sait pas aligner 3 mots en anglais.

La deuxième leçon portait sur le dictionnaire et son utilité. Je me suis aperçue que mon fils ne savait même pas ce que veut dire « définition ». J’en déduis que cela n’a pas été correctement expliqué en classe.

Ensuite, il fallait finir de recopier « Le corbeau et le renard » (amis de l’originalité, bonjour).
Mon fils est en CE1, il écrit trèèèès lentement.
Au bas de la page polycopiée qui leur a été donnée, la poésie était signée « Fables de la Fontaine ». Le pauvre Jean a changé de prénom, il doit se retourner dans sa tombe.
Vous allez dire que je pinaille et vous aurez raison. Mais si rien ne m’échappe à ce point, c’est peut être que je digère encore mal les photos des grands parents à chercher et ramener du jour pour le lendemain, les recherches, à effectuer sur toutes les dates de naissance de la famille, de la semaine dernière.

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