Samedi 5 Juillet 2008
De l'héritage dont ils se passeraient bien
Par Princessevarda, Samedi 5 Juillet 2008 à 11:46 GMT+2 dans La progéniture de la princesse
Quand j’ai rencontré le père de mon premier fils, j’avais un
chat.
Mon chat s’appelait Lune parce que j’avais décidé quand
j’étais plus jeune que ce serait le nom de notre première fille, à Val et à moi
mais que bon, finalement, à 19 ans, j’avais fait le deuil de cette relation qui
finalement semblait assez mal barrée.
J’avais donc nommé mon chat un peu à la va vite mais comble
du comble, après examen plus approfondi, Lune s’était avérée être un mâle.
Fin de la parenthèse.
Le géniteur de mon premier fils, il est allergique à tout ou
presque, sapin de noël compris. Et donc, je te le donne en mille, manque de
pot, il est allergique aux chats.
Il a bien essayé de faire des efforts, le pauvre, mais je
voyais bien qu’il avait la larme très facile et la respiration douteuse quand
Lune était dans les parages.
Il a fallu prendre une décision.
Exit le chat (via une annonce gratuite où j’annonçais
« je vous donne la lune », pas mal hein? - j’ai un talent fou inné, je
sais, la vie est injuste.)
J’ai été drôlement triste et grave en manque de présence
féline jusqu’à notre séparation.
Depuis, vous le savez, le mal a été réparé.
Il y a un peu plus de deux ans, alors même que j’étais
enceinte de l’excroissance, on a eu un doute quand à la qualité de respiration
de notre fils. Très sensibilisé aux questions d’asthmes et autres joyeusetés,
son père m’a suggéré de l’emmener voir un allergologue, qui lui a fait tout un
tas de tests pas très concluants sur le bras.
Il a fallu lui faire une prise de sang.
Pauvre enfant.
Quelques jours plus tard, le verdict est tombé : mon
gentil chérubin pourtant fils de sa mère parfaite (zéro allergies au compteur)
est intolérant aux acariens et..... aux chats (dont, si vous n’avez pas
suivi, trois spécimen partagent notre demeure)!
Merci papa.
Aujourd’hui, il a un traitement régulier et il semblerait
qu’il est immunisé à nos petits compagnons...pas forcément à ceux des autres.
Il s’en sort plutôt pal mal pour l’instant.
Ce que je souhaite de tout cœur au tout nouveau petit de mon ex, très fraîchement né (jeudi ! et il est mignon à croquer !), et dont la maman présente elle aussi quelques allergies.
Quand à moi-même, votre humble serviteuse, celle qu’a jamais
au grand jamais présenté la moindre sensibilité à quoi que ce soit, figurez
vous que je suis allée manger avec ma copine Paris (ceci est un pseudo) jeudi
soir dernier.
Et que j’ai pris du thon. Moi, j’aime le thon.
Et du tiramisu, ce qui n’a aucune incidence sur la suite
mais qui en aura sur mon tour de taille...
Puis, j’ai pris un café.
Jusque là mon histoire est passionnante, n’est ce pas ?
Pendant le café, y’a une vilaine migraine qui s’est
installée dans ma tête.
Rien de très nouveau, la migraine, je suis fort accoutumée
du fait.
Et puis je me suis mise à avoir drôlement chaud.
Un peu comme si j’étais en train de cuire.
Paris m’a dit que tiens, c’est curieux, t’es un peu rouge
comme si t’avais pris un coup de soleil.
Curieux effectivement puisque techniquement c’était pas
possible vu qu’il était 21h30.
J’ai décidé d’écourter la soirée et de me rentrer.
Dans le métro bien éclairé, j’ai noté que mes bras étaient
devenus rouge fluo.
Pareil pour mes épaules.
Et ma poitrine itou.
J’ai pas commencé à me déshabiller dans le wagon parce
qu’une princesse sait se tenir, mais j’en avais vachement envie.
De retour chez moi, avec l’homme idéal, on a pu constater
que la rouge attitude avait gagné mes mains, mes cuisses mes hanches...... très
joli, vraiment.
On a bien rigolé, mais on a quand même appelé aussi SOS
médecins.
Allergie au thon, elle est bien bonne celle là, non ?
C’est grâce à mon fiston que j’ai évité l’hôpital.
Deux cuillères de son sirop magique et ma couleur blanc
laiteux d’origine est revenue....
J’en suis arrivé à deux conclusions :
La première n’est qu’une confirmation de ce que je savais déjà : en ce moment, je suis une sorte de version féminine de Pierre Richard.
La seconde, c’est que quand même, ça vaut le coup de faire des enfants. Non?
J’ai un enfant relativement adorable.
Il y a quelque chose que j’adore dans le fait d’avoir
grandi.
Le décompte a déjà commencé.
J’ai un rapport curieux avec la nudité.
J’ai un enfant à temps plein, l’autre en comme qui dirait quatre
cinquième.
Une des premières choses à laquelle tu penses quand tu as
des garçons c’est : « mais qu’est ce qu’il va donc bien me ramener à
la maison quand il sera plus grand ? »
Quoi qu’on fasse, on fera mal.
Une des raisons pour lesquelles j’ai fait une croix
définitive bien qu’ingrate sur
J’ai conscience à quel point je vais vous paraître vieux jeu
quand vous lirez ce billet.
Y’en a qui peuvent se permettre de concevoir l’esprit
tranquille.
Ma sœur m’avait pourtant bien mise en garde :
Je n’ai pas toujours adoré faire des gâteaux, d’ailleurs, je
me souviens avoir essayé d’en faire un pour l’anniversaire de mon ex quand
j’avais 20 ans : un vrai désastre !
J’ai vécu plus jeune pendant 1 an dans un pays où les
gâteaux pour enfants sont de toutes les couleurs.
chocolat !
Avant de commencer et au cas où vous en doutiez, je tiens à
vous préciser que je n’ai pas la science infuse, que je ne détiens pas la
vérité absolue, et que ce que je m’apprête à écrire n’engage que moi et ma
manière de faire. (Non parce que je ne voudrais pas qu’on m’accuse d’être une
donneuse de leçons)
J’aime pas la maîtresse de mon fils.






