princesse

L'oeil de la miséricorde

Puisque vous semblez bien vous gausser de mes mésaventures, je m’en vais vous conter une autre bien bonne de mes prouesses.
En effet, en ce moment, je les accumule.
C’est maintenant une certitude, la miséricorde a décidé de me coller au train.

Depuis plus de dix ans, je porte des lentilles.
Je suis myope.
Périnée de championne mais yeux pourris.
Faut bien que j’ai deux trois défauts sinon vous vous mettriez à me détester.

Il y a environ un mois, ma voisine et de surcroît copine Kriska me propose d’aller au parc, histoire que notre progéniture respective s’ébroue un peu et ce dans le but non avoué que le coucher desdits rejetons soit plus aisé.
Elle me demande juste si ça ne me dérange pas de faire un crochet par l’opticien, histoire de faire le plein de produit nettoyant lentilles pour son mari.
Ca tombe bien, je n’ai moi-même plus aucun flacon d’avance.
Et comme par trois ça coûte moins cher, on se partage un lot.

L’homme de Kriska ne jure que par l’Aosept Plus, je ne connais pas cette marque mais j’en ai déjà essayé plusieurs, je ne suis fidèle à aucun produit particulier et je n’ai aucune action dans un quelconque laboratoire pharmaceutique.
Va donc pour l’Aosept Plus.

Mercredi dernier, j’ai entamé mon flacon. Mes lentilles avaient trempé toute la nuit dans les dernières larmes du produit que j’utilise habituellement (du Renu). En les récupérant, j’ai remarqué une petite poussière. Comme je le fais toujours dans ce type de cas, j’ai re-nettoyé la lentille à l’aide du nouveau produit et j’y ai déposé une généreuse goutte avant de me la coller sur l’œil gauche.

Qui instantanément a réagit à peu près comme si on avait allumé un bec bunsen (souvenir ému des cours de science physique du collège, mais j’aurais aussi bien pu dire un chalumeau) juste devant lui.

Bref, ça m’a brûlé atrocement et mon œil a viré au rouge vif.
Ce qui est moyennement seyant.
Le pire, c’est que je n’arrivais même pas à comprendre ce qui m’arrivait et pourquoi.

Comme je suis une couillonne, contrairement à ce que j’essayais de vous faire croire il y a plusieurs semaines, je n’avais pas lu les recommandations, persuadée que ce nettoyant puissant, conditionné de manière quasi identique que tous les précédents testés, s’utilisait de la même façon.
Alors que non, visiblement, pas du tout...

Après avoir retiré en hurlant la lentille du mal sous les yeux affolés de l’excroissance, j’ai mis des litres d’eau dans mon œil, couru à la pharmacie chercher du collyre, et appelé de mari de ma copine D, qui est opticien, afin de m’enquérir sur la probabilité de décès de mon œil.

Ce dernier est resté rouge et sensible pendant plusieurs jours, d’où mon absence bloguesque de quelques jours, la luminosité de mon écran d’ordinateur étant un peu pénible à soutenir.
Mais me revoilà, et après vous avoir tenus insupportablement en haleine, je peux vous rassurer : mon œil gauche a retrouvé toutes ses capacités visuelles bien que myopes ainsi que sa blancheur immaculée d’antan.

Moi je dis, c’est bien la peine de mettre des lunettes de protection quand je savonne à la soude si c’est pour me coller délibérément un équivalent d’eau oxygénée dans l’œil quand je nettoie tout bêtement mes lentilles.

 
PS : ah, et pour la petite histoire, j’ai foiré un nouveau savon jeudi dernier (exfoliant à la fraise et pépins de fraise que ça aurait été une tuerie) et cassé mon deuxième thermomètre.....

Madame Catastrophe, c’est moi ou bien ?

 

16 commentaires - aucun rétrolien

Déclaration d'amour

T’as déjà procédé à ta déclaration de l’impôt ?
Moi je viens de.
Oui, le 20 juin, parfaitement, tu crois quand même pas que je vais respecter les dates limite ?
Je suis une rebelle ou bien ?
Ok, moitié de rebelle, en fait, parce que mon impôt à moi, je l’ai télédéclaré sur Internet, comme une fille hype et moderne que je suis.
Et que là, j’avais jusqu’au 24.
Et tant mieux, j’ai envie de dire, parce qu’au lieu des 10 minutes initialement prévues pour cette corvée, j’ai bien failli mettre quatre jours à tout boucler.
Bon, ok, deux heures.
Je te rappelle que je suis marseillaise et que je me dois d'être fidèle au cliché auquel j’appartiens.
Faut vraiment que je fasse un travail sur moi-même rapport à cette naïveté récurrente quand au temps à allouer aux besognes administratives.

Ce matin, l’homme idéal était à la maison.
« Et si on faisait notre déclaration d’impôt ! » que je lui ai dit, la mine enjouée.
« Grumpf » a répondu mon mâle.

Il est nécessaire à ce point du récit de préciser que l’homme idéal a comme qui dirait été fâché avec le fisc pendant quelques années (je suis une rebelle qui n’aime que les rebelles, Bonnie et Clyde, c’est un peu moi et l’Homme Idéal), et du coup, ça a laissé des traces sur sa liberté de penser et tout ça.
Je précise que l’homme idéal n’est pas Florent Pagny.
Je ne me suis pas accoquinée avec du people.
D’ailleurs, les blonds ne m’émoustillent pas des masses.
Et si j’étais avec un homme riche, ça se saurait.

Bref, c’est moi qui m’y suis collée.
A la déclaration d’impôts, je veux dire.

Dans l’absolu, c’est un truc à portée de n’importe quel benêt. Surtout depuis que les fiches arrivent toutes pré remplies, et que même si ça sent un peu le big brother, c’est quand même vachement pratique.
Y’a rien qu’à signer, virtuellement s'entend. Cliquer, en somme.

Sauf quand comme moi, tu t’es pacsé(e) en cours d’année.
Et que t’as changé d’ordinateur.
Et que t’es un peu tire au flanc quand il s’agit de ranger tes papiers.
Et que bordel de merde, t’arrives pas à remettre la main sur ce putain d’avis d’imposition 2006 dont tu as pourtant besoin puisque oui, l’année dernière aussi, t’avais télédéclaré, mais sur un autre PC, et que vu qu’à l’époque, t’as pas compris l’intérêt de sauvegarder le truc qu’on t’as pourtant bien conseillé de sauvegarder en mode « vous êtes vraiment sûr ? Sûr de sûr ? », que t’as voulu faire ta maligne qui dans la vie n’a pas besoin des sauvegardes ben du coup, t’as plus qu’à révoquer ton inscription afin de te réinscrire à nouveau ( ??!!?!???!!!).*

Tout ça, fois deux.
Une fois pour le pacson, une fois pour la pacsette.
Mais pas pour l’année entière, ouh la la, malheureuse !
Que jusqu’à la date du pacs. En l’occurrence le 20 novembre.
Date après laquelle la déclaration devient commune.
C’est à ce moment précis que la fiche pré remplie perd soudainement tout son intérêt.
Et en avant les recherches de fiches de paye (x2, je le rappelle) pour compter l’année sans le mois presque et demi de pacs, et inversement.
Pour faire les calculs en tenant compte de la date de paiement des salaires.
Parce que payé en fin de mois, ça ne se calcule pas du tout comme payé en début même si on a travaillé pareil tout le mois.

Merde, j’ai pourtant pas fait polytechnique.
Mais faut croire que la nature a finalement été clémente avec moi. J’ai une peau de merde, certes, mais en plus de maîtriser un périnée de compétition, il semblerait que je sois supérieurement intelligente.
Parce que nos 3 déclarations, et ce, sans cocher la case sournoise relative à la possession d'un téléviseur, j’en suis finalement venue à bout.
Pas en dix minutes, c’est vrai.
En deux heures.
Mais quand même....
Non ?

 
*Dans un souci de compréhension parfaite de mon billet, une petite explication administrative relative à la phrase "astérisquée" s’impose:

Quand on s’inscrit sur le site des impôts, on a besoin de plusieurs numéros dont la plupart sont sur la déclaration, sauf celui qui correspond à la somme de l’impôt de l’année précédente qui lui, se trouve sur l’avis d’imposition correspondant.
Une fois l’inscription bouclée, l’ordinateur s’en souvient.
Un ordi, c’est vraiment trop fort.
Du coup, les fois prochaines, le site nous reconnaît et hop, c’est finger in the nose, emballé et pesé en 2mn chrono.
Sauf si on change de PC.
Evidemment.
En prévision, on peut sauvegarder les données sur un CD ou une clé USB.
Ou pas....

Dans le cas où on ne l’aurait pas fait (comme moi, donc), ils faut se désinscrire et se réinscrire à nouveau en re-fournissant le fameux montant d’impôt de l’année précédente.

Si comme moi encore, on s’en est servi y’a 6 mois pour exhiber la faible ampleur de ses revenus à la mairie qui calcule combien qu’on doit payer pour la cantine de son enfant, et qu’on l’a pas remis à sa place par pure flemme, n’ayons pas peur des mots, faut le trouver quand même, en faisant fi du temps perdu.
Sinon on l’a dans l’os.
A moins de demander un duplicata aux services des impôts qu’il n’arrivera que la semaine prochaine soit APRES la date limite et en avant les pénalités de retard.

Pour le reste, le coup du pacs et tout, j’espère je crois que j’ai été claire....

 
Et maintenant, si t’as toujours rien compris, c’est que tu le fais exprès.
Ou que je suis juste tout bonnement infoutue capable d’expliquer un truc super simple sans rajouter des milliers de mots autour qui compliquent tout et altèrent la bonne compréhension, et tiens voilà même que je recommence....

 

 

16 commentaires - aucun rétrolien

Le choc des photos

Comme je n’ai pas eu beaucoup de temps parce que j’ai fait une nouvelle et chouette bien que laborieuse expérience dont je vous parlerai mardi prochain puisque c’est le jour des cosmétiques (respiration), aujourd’hui, puisque c’est mercredi (et donc le jour des enfants), j’ai décidé de tenir ma promesse de la semaine dernière et de vous montrer mon larcin, fruit de mon tout frais enclin pour le grand banditisme :

Alors, il en jette l’électroménager de l’excroissance, ou bien ?

Vous noterez que mon drap n’est pas repassé.
Je confirme.
Je ne repasse jamais, je suis contre.
Vous vous extasierez devant la mise en scène avec les casseroles.
C’est que je suis une artiste.

 
PS : comme vous ne vous bousculez pas au portillon pour le jeu du savon de cette semaine (et que j’en conclus, dans mon fort intérieur, à la fois mortifiée et un peu parano, qu’il ne vous inspire pas et donc qu’il ne vous plait pas et donc qu’il est moche et donc que je suis une bonne à rien), je vous laisse un jour supplémentaire pour participer et proposer un nom.
Vous avez jusqu’à vendredi soir.
Et que ça saute.
Les votes seront par conséquent lancés par moi-même à partir de samedi matin.

12 commentaires - aucun rétrolien

De la brigande (des grands chemins) qu'ils révèlent en moi.

Allez, mini note parce que comme d’habitude, je suis à la bourre que ça devient un leitmotiv cette histoire là, tellement ça m’arrive tout le temps en ce moment.

En plus, je trompe mon monde et je n’assume pas mon retard, du coup je triche et je fais semblant qu’on est mercredi alors qu’en fait en est jeudi.
Soir, même.
Même que super tard d’ailleurs, si on va par là, on serait presque vendredi.
Or, là, je m’apprête à parler plus ou moins des mioches et ça, c’est le sujet du mercredi.
Et je ne souhaite pas m’infliger les habituels tremblements parkinsoniens qui m’assaillent à chaque fois que je publie autre chose qu’un billet recette de cuisine le lundi, tellement je suis psychorigide rapport à mon planning que j’avais fait.
D’où la truanderie sur le jour de la semaine.

Mais je ne suis pas qu’une tricheuse, justement.....
Je suis aussi une conspiratrice rebelle de la pire espèce.
De celles qui mûrissent savamment et longuement leur plan d’attaque, et ce dans le dessin cupide d’arriver à mes fins.

Tous les jours, et souvent avec Kriska, qui (attention, révélation digne du plus secret coming out bloguesque!) est ma voisine (ben ouais, on habite à environ 20 mètres l’une de l’autre), je passe devant la crèche où l’excroissance est accueilli 2 jours par semaine.
Au début du mois, Kriska et moi, on s’est dit que c’était bizarre, tout ces trucs qu’ils avaient mis dans le jardin de la crèche du genre des trucs qui normalement vont pas dehors.
Alors Kriska et moi, on a réfléchi, et on s’est dit que ces machins, ils avaient sûrement l’intention de les jeter.

Le mercredi suivant, en déposant l’enfant, j’ai donc candidement demandé à la directrice si tout le bordel de la pelouse était destiné à la poubelle auquel cas je la délesterai bien de cet adorable petite cuisinière en bois que c’est quand même dommage qu’elle prenne la pluie alors que l’excroissance s’affèrerait bien autour avec sa dînette en plastique.
« Oui mais non », qu’elle m’a répondu.
Oui, c’est pour la benne.
Non, je ne peux pas vous laisser les prendre.
J’ai pris mon air le plus sympathique suppliant et confident :
« Allez quoi.... »
« Non. »
Bon.
En fait, ce matériel n’étant plus aux normes, si jamais ma progéniture se faisait mal avec, genre j’aurais pu lui faire un procès.
« Mais je suis pas américaine ! » je lui ai dit.

Seulement voilà, la cuisinière continuait à me faire de l’œil tous les jours.
Je me suis imaginée déguisée en Fantomette, escaladant la grille à la nuit tombée et repartant avec mon larcin.
Et puis je me suis rappelée que j’avais 20 kilos en trop.
D’autant qu’à la nuit tombée, en général, je dors.
Ou je fais des savons.
Ou j’écris sur mon blog des billets que j’aurais du poster l’avant-veille.

Le jour des « encombrants » arrivant à grands pas, Kriska et moi, on s’est mises à guetter les sorties de poubelles.
Mais ce matin là, rien n’a été déplacé.
On se foutrait de ma gueule ? que j’ai pensé.
Ben ouais, fallait croire que ouais.
Parce que c'est un camion de la mairie qui est venu spécialement DANS la crèche pour tout enlever.
La crèche avait été plus maligne que moi, bordel !

C’était sans compter ma fidèle complice, qui connaît à peu près tous les habitants du quartier par leur prénom (ou presque) grâce entre autres à sa femme de ménage qui lui rapporte par exemple régulièrement tous mes faits et gestes.
Et le type du camion de la mairie, justement, était le père d’un enfant qui va à l’école avec nos enfants mais que tu penses bien qu'avec mon problème récurant de physionomie, je suis incapable, moi, de reconnaître) L’objet de ma convoitise était déjà dans le véhicule mais Kriska ne s’est pas démontée.

Et grâce à elle, j’ai pu récupérer ce petit mobilier !

 
PS: « Où qu’elle est la photo !? », que tu te demandes ?
Elle est encore dans ma tête, en fait.
On peut pas faire des savons et prendre des photos en même temps.
Si j’étais une pieuvre, je dis pas.
Alors, promis, très vite je te les montre (oui, « les », parce qu’avec la petite cuisinière, y’avait aussi une chouette machine à laver....)

PPS : à la demande générale :
Pour manger un Pims, je croque tout autour.
Je décolle la génoise, je la mange.
Je décolle le bidule gélatineux à l’orange, je le mange.
Et en dernier, je croque le chocolat.
Parfois je fais l’inverse, mais rarement....

PPPS : je jure qu’en commençant à écrire ma très intéressante anecdote de briganderie que dans la vie il m’arrive de sacrées aventures, je pensais VRAIMENT être brève....

PPPPS : « Où qu’il est le rapport avec les moufflets ?» que tu te demandes encore.
Et là je te réponds : « Si j’avais pas de gamins, j’aurais jamais piqué de l’électroménager miniature »

PPPPPS: c'est super énervant, hein, le pims qui clignote?

22 commentaires - aucun rétrolien

Donc, là, y'a eu des vacances...

Et je le confirme, l’expérience de ces deux dernières semaines appuyant parfaitement mes propos, que vraiment, pendant les vacances, j’ai un mal fou à trouver du temps pour écrire ou pour faire d’ailleurs quoi que ce soit.
Donc j’étais là (chez moi), mais quand même pas trop là non plus (sur mon blog). Enfin, je me comprends.

Bon, faut dire aussi que j’ai été un peu malade.

Voyez vous, j’ai comme une appréhension face aux couches successives de vêtements.
D’une part parce que d’une manière générale, je n’ai pas grand-chose à me mettre et que j’aime pas être engoncée.
D’autre part parce et surtout parce que j’ai un vrai problème thermique. Mon organisme curieusement agencé fait que j’ai plus ou moins toujours chaud, voire très chaud.
Et manque de pot, j’ai horreur de ça.
J’aime pas la moiteur, je déteste transpirer, je fuis les hammams et autre saunas comme la peste et je ne supporte les rayons du soleil qu’à très petite dose, genre exclusivement s’il y a une piscine dans les parages.
Oui parce que j’aime pas la plage non plus... ce qui je vous l’accorde est un peu un comble pour une marseillaise, même expatriée.
Trop de sel tue le sel, moi je dis. Quand au sable qui s’accroche partout, très peu pour moi.

Bref, à moins que la neige ne menace sérieusement de tomber, par souci de prévention anti-bouffées de chaleur, j’évite soigneusement les pulls (en particulier ceux qui grattent) et je passe les trois quarts de ma vie en tee-shirt (ou en culotte et pieds nus, mais juste si je suis chez moi, je sais me tenir).

Sauf que des fois, quand même, ça suffit pas.
Comme par exemple lundi dernier de quand j’ai emmené les enfants à la piscine et qu’en sortant y’avait pluie + vent.
Et que là, pour le coup, j’ai eu froid.
Et le mal s’est emparé de moi.
Et deux jours plus tard, je tremblais de fièvre dans mon lit, encore plus fort qu’une vierge très effarouchée.
Et que donc mon blog était un peu le cadet de mes soucis.

Mais me revoilà, requinquée, et prête à reprendre la plume afin de vous conter mes fabuleuses et trépidantes aventures.
Ainsi, ces jours ci, vous pourrez lire comment que j’ai dit oui à l’amour et vous pourrez être témoins de mes progrès savonesques. Je vous donnerai aussi des nouvelles de ma copine Izzy et du PIF.

Merci infiniment pour vos petits mots d’amitié qui me vont droit au cœur.

13 commentaires - aucun rétrolien

Le parcours du combattant.

(Tu vas voir c’est passionnant)

Bon, donc, hein, je ne m’en suis pas cachée, comme probablement la plupart d’entre vous, je suis une acheteuse frénétique, compulsive et complètement irréfléchie (je suis pas non plus à 10 000 euros de découvert, faut pas déconner non plus).

Et je fonctionne par période.
C’est comme pour tout d’ailleurs, je ne sais pas étaler dans le temps.
Et attendre, encore moins.
Donc, je regroupe.
Comme pour mon courrier et mes appels chiants.

Ma période cosmétiques de luxe étant à priori révolue à cause que si je me mets à les faire moi-même, mes cosmétos, va falloir que je finisse mes stocks dare-dare, je me répands à présent dans une nouvelle brèche : celle des matières premières.
Jusque là, je ne vous apprends rien.
Mais cette tambouille de soude, d’huiles et de colorants me redirige dans ma cuisine dont le nouveau, j’entends au sens "brand new", n’a pas franchi le seuil, me semble t-il depuis fort longtemps.
Etant à la fois friande de nouveauté, de performance et de technologie moderne, je me trouve présentement en manque d’électroménager de compétition.

J’ai bien eu une nouvelle cuisinière à Noël, c’est vrai (mortelle, avec une fonction pizza, un rien m’enchante).
Mais c’était pour remplacer l’ancienne.
Et toc.

La semaine dernière, j’ai bien senti que mes jours seraient comptés si je ne devenais pas très rapidement propriétaire d’une yaourtière.
Et puis d’une sorbetière aussi, tant qu’on y est.
Et comme jamais deux sans trois, j’ai euh... aussi fait l’acquisition d’une centrifugeuse.......

Et là, je sais que tu penses : « elle aurait mieux fait d’acheter directement son Thermomix.
Certes.


Rien n’est encore arrivé chez moi car depuis toujours, je suis une adepte de la VPC.
Bien moins cher qu’en magasin, la VPC.
Illusion cadeau garantie avec la VPC.
Satisfaction assurée, par conséquent, avec la VPC.
Même si parfois, tu dois échanger, avec la VPC.

Pour la sorbetière (qui est en fait une turbine à glace, tant qu’à faire) et la centrifugeuse, j’ai enchéri sur Ebay. J’adoooore Ebay, ça m’amuse terriblement.
Pour la yaourtière, j’ai décidé de m’orienter vers la Suisse, là où ils sont trois.
Hin hin hin.

Quand je commande chez les 3 Suisses (pour une raison obscure, j’adhère pas trop à la Redoute), j’extirpe de ma pile de courrier toutes les offres de réduc que j’ai reçues depuis un bout de temps.
Je réfléchis à tout ce qu’il faut que j’achète depuis des lustres et que j’ai remis au jour où je passerai enfin commande (quand je te dis que je regroupe).
Je fais plein de simulations sur Internet avec mes codes.
J’essaye plein de combinaisons différentes.
Des fois, il faut compléter avec de la marchandise à trois euros parce que sinon, t’atteins pas les 99 euros nécessaires pour en avoir 41 en moins.
C’est comme ça que j’ai découvert le Scrapcooking.
Sauf que ce type d’article ne donne droit à aucune réduction.
Mais sur Internet, tu peux pas voir si les pages ont des coins rouges ou non.
Re calculs. Réévaluation des offres, re réflexion quand à la probabilité d’utilisation future des cadeaux gratuits.
Deux heures de manipulations diverses, au bas mot. Et, non, je n’ai même pas honte.

Sauf qu’au moment où j’ai voulu finaliser le bordel, ça a tout buggé dans mon PC.
Je me suis un peu énervée.
Par égard pour ma santé mentale brusquement menacée par cette mésaventure, j’ai songé qu’il était préférable de remettre au lendemain.

Dès que fraîche et dispose après une nuit réparatrice, je me suis empressée, en 3 commandes (une par suisse, hin hin hin) de renouveler :

  1. Nos oreillers (ils avaient presque 10 ans),
  2. L’alèse de mon fils (qui à force de lavages répétés n’est plus très imperméable, ce qui est dommage pour une alèse et comme ça j’en aurai une de rechange),
  3. Les caleçons de l’Homme Idéal (qui si je l’écoutais, porterait toujours les guenilles de ses 15 ans)
  4. Mes culottes (y’a pas de raison qu’il y en ait un qui ait du neuf et pas l’autre)

Et de rajouter au passage

  1. Une boule magique qui lave le linge (juste un peu influencée par les commentaires de ce billet)
  2. Des alèses pour oreiller (je savais même pas que ça existait = il me les faut)
  3. Et ma yaourtière, hein, quand même !

Tu noteras que comme toute acheteuse compulsive qui se respecte, j’ai le besoin irrépressible de justifier (bien ou mal, là n’est pas la question) tous mes achats.

Une semaine plus tard (samedi dernier, donc), j’ai tout bien reçu.... sauf la yaourtière.
Ce qui, tu le devines, me plonge dans un état proche de l’aloyau.
Rapport que les 3 colis, ils sont tous partis le même jour et que celui là, il est pas arrivé.
Mais pourquoi ???

Demain encore, je guetterai le facteur (dépêche toi car le cœur n’attend pas), et c’est promis, dès utilisation de mes nouveaux appareils, je te raconte tout.

 
PS : Je te l’avais bien dit que c’était passionnant


18 commentaires - aucun rétrolien

Le bleu, c'est très joli aussi....

Chère lectrice,
Avoue que tu te demandes bien ce que je fais de mes week-ends, quand je ne m’occupe pas de mon blog....
Allez, pour une fois, je vais te dévoiler les dessous de ma vie extraordinaire et te raconter ce que j’ai fait samedi.
Tu vas voir, c’est passionnant.

Samedi, après avoir assez peu dormi (et je te prie de croire à la lunaticité de mon humeur générale quand je n’ai pas mon content de sommeil), j’ai (entre autres) accompagné mon fils aîné à l’école, somnolé, nourri mon fils cadet d’une de ces merveilleuses mixtures dont j’ai le secret (purée épinard, carotte, pomme de terre jambon, oui, ce détail est important), récupéré mon aîné, couché mon cadet, fait la sieste.
Quand je me suis réveillée, l’excroissance prenait son biberon et j’ai eu l’excellente idée de le prendre sur mes genoux.
Quasi instantanément, l’intégralité du goûter et du déjeuner de mon cher enfant est ressortie façon buveur de bière, en geyser, directement projetée sur moi-même, le canapé et LE doudou.
Très impressionnant.
Bref, je vais pas te faire un dessin, surtout si tu as, à l’instar de l’Homme Idéal, le cœur fragile et la gerboulade facile. 
Pour te résumer le truc, y’en avait partout.

L’heure du coucher se rapprochant dangereusement, j’ai immédiatement entrepris de laver le doudou parce que si tu veux essayer d’endormir l’excroissance, sans son « nounousse », vas y, essaye, mais je te souhaite bien du courage.

Comme je déteste faire tourner une machine à quasi vide (quand je te dis que je vire écolo, d’ailleurs j’ai bien envie de me mettre aux noix de lavage, quelqu’un connaît ou a essayé et peut me dire si c’est bien ? Fin de la parenthèse) et que j’avais rien d’autre à laver à 30°, j’ai mis le revêtement du canapé (bleu marine) avec Nounousse (Crème et pêche).
Erreur.
Nounousse, maintenant, on dirait un schtroumpf.
Je te dis pas l’angoisse à l’ouverture de la machine.

Mais je ne suis pas peu fière de t’annoncer, chère lectrice, que mon fils ne semble pas être raciste pour un sou.
Certes un peu intrigué, il l’a tout de même reconnu au premier coup d’œil et entre eux deux, c’est reparti comme en quarante.

 
PS1 : Tu veux savoir ce que j’ai fait dimanche, et tiens, même hier, par la même occasion ?
J’ai chopé la gastro de mon adorable bambin.

PS2 : Tu souhaites me conseiller l’utilisation des lingettes "Décolor stop" d'Eau Ecarlate? 
Je t’arrête tout de suite, j’ai essayé (voir PS3), ce truc ne fonctionne qu’avec les couleurs déjà délavées.

PS3 : Tu souhaites me conseiller l’utilisation du « SOS Linge déteint », même marque ?
J’ai essayé aussi après un incident du genre (version rouge et AVEC Décolor Stop) en début d’année (c’est dingue, 2 fois en 1 an alors que ça ne m’était JAMAIS arrivé avant), ce truc est juste une grosse blague commerciale.

Edit de 18h30: je vous ai mis une photo (preuve de mon forfait) avant/après des doudous sur le canapé coupable. (doudou officiel et un de ses doubles)


37 commentaires - aucun rétrolien

Y'a du monde au balcon

Je me demande parfois si on ne m’aurait pas trompée sur mon prénom.
Je me demande si Aurore, ce ne serait pas moi.
Princesse Aurore au lieu de Princesse Varda.
Vous remettez Aurore ?
Aurore, c’est la maudite du fuseau, celle qui a dormi 100 ans mais dont le maquillage est resté intact et l’haleine toujours fraîche quand le prince est venu la réveiller d’un baiser.
Aurore, c’est la belle au bois dormant.

Non pas que je me trouve hyper belle quand je dors, non, non, il ne s’agit pas de ça.
Ce qui me fait penser que je pourrais être elle, c’est plutôt le coup des prophéties sur le berceau.

J’ignore ce que les fées convoquées à ma naissance m’ont prédit (sans doute la beauté incomparable, la voix mélodieuse et la richesse absolue – le gain du loto n’est plus qu’une question de semaines) mais en revanche, je sais bien de quelle plaie m’a frappée celle que mes étourdis de parents ont oublié de convier.
Sans doute vexée et avide de vengeance, cette incorrigible petite farceuse m’a gâtée d’attributs lourds et encombrants, de ceux qui attirent la convoitise malsaine des gros relous et l’absurde jalousie irréfléchie de mes congénères femelles, celles qui contrairement à moi, n’ont pas dit adieu à leurs pieds.

Parce que quand t’as des gros seins, t’es forcément une grosse salope (au lit) et une voleuse d’homme sans pitié (et sans cervelle).
Quand t’as des gros seins, tout le monde se demande à quel moment tu vas finir dans un film porno.
Quand t’as des gros seins, ça fausse un peu tes rapports avec les hommes.
Quand t’as des gros seins, personne ne connaît la couleur de tes yeux et les contrôleurs ne te reconnaissent pas tout de suite sur la photo de ta carte orange.
Quand t’as des gros seins, un pas de travers et tu as l’air vulgaire. La moindre petite robe d’été à fleur (fraîche et innocente sur une limande) te fait passer pour une perverse lubrique....quand tu rentres dedans...
Parce que quand t’as des gros seins, pas facile de t’habiller et je te parle même pas des maillots de bain.
Quand t’as des gros seins, les faux te font doucement rigoler.
Quand t’as des gros seins, les soutien-gorge coûtent super cher et ne sont pas jojo.
Quand t’as des gros seins, t’as souvent mal au dos.
Quand t'as des gros seins, tu peux pas courrir.
Quand t’as des gros seins, tous tes vieux copains s’intéressent subitement beaucoup au fonctionnement de l’allaitement.
Quand t’as des gros seins, apprivoiser le regard des autres te prend énormément de temps.

 
J’aurais pu passer sur le billard, j’en ai eu très envie, j’ai même consulté...... et puis j’ai laissé tomber, surtout par lâcheté.
La chirurgie et la douleur, c’est pas comme les juges et les lois, ça me fait peur.

Et puis, j’ai fini par me laisser convaincre que mon plus gros complexe (c'est le cas de le dire), celui que je considérais comme un défaut insupportable pouvait finalement s’avérer être aussi un généreux atout.

Aujourd’hui, mes seins font partie de moi. Ils ont sans doute forgé une partie de mon caractère et si je ne les avais plus, j’aurais sans doute du mal à me retrouver.

Mais j’ai mis des années à accepter et assumer ce que la nature avait fait de moi.


Pour la séance de rattrapage, « La belle au bois dormant », c’est par .

34 commentaires - aucun rétrolien

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la princesse sans jamais oser le demander....la suite


Ben oui, je prends mon temps, c'est vrai....mais là, c'est le bain des petits et tout et juste avant, j'ai emmené le plus grand chez le dentiste, et encore avant, j'ai passé la matinée à papoter avec une copine, voilà que je prends des libertés maintenant....

En attendant que j'arrive (après le coucher de la chair de ma chair), laissez moi vous dire à quel point je suis déçue que personne ne semble avoir ri à mon humour pourtant ravageur (alors qu'en ce qui me concerne, je me suis tenue les côtes toute la nuit) rapport à la photo d'hier....

A tout à l'heure!
 

21h12, c'est reparti!
4 choses débiles que je regrette d’avoir fait

L’Ecosse
J'ai habité pendant un an à Edinburgh. J’étais impatiente d’aller vivre seule à Paris. Je regrette de ne pas y être restée beaucoup plus.

Les arts
Je vous l’ai déjà raconté mercredi, j’ai arrêté le violoncelle mais aussi le piano et la danse...je pourrais être une virtuose à l’heure qu’il est.

Un baiser stupide (et désespéré)
Sur les lèvres de cet imbécile de mâle transitionnel (entre l’ex et l’Homme Idéal) alors qu’il venait de me lourder. Un moment de solitude terrible. J’ai mis presque 2 ans à m’en remettre. Pathétique ? Je dis OUI.

Un coup de téléphone
A mes parents, et en larmes. La seule et unique fois de ma vie d’adulte qu’ils m’ont entendue pleurer. C’était il y a cinq ans et ils s’en souviennent encore avec angoisse en mode « ça va ma chérie, tu es sûre, hein ? »

 
22H03 (je suis encore plus lente qu'hier)
4 cadeaux qui m’ont le plus fait plaisir

Ma bague
Parce que c’est l’Homme Idéal qui me l’a offerte. C’est pas une Diorette mais c’est mon premier diamant et il n’y avait aucune occasion. Un jour, il est revenu avec, c’est tout.

Un bavoir
Par une de mes amies qui est maintenant au canada. Je l’avais un peu perdue de vue et je ne lui ai donc envoyé aucun faire part de naissance quand mon premier fils est né, elle l’a appris pas des amis communs. Ce cadeau était aussi inattendu que touchant, elle y avait brodé le prénom de mon fils. C’est parfois les choses les plus simples....

Un DVD
« L’Homme qui venait d’ailleurs ». C’est ma copine l’américaine (ceci est un pseudo bien bidon, j’espère qu’elle se reconnaîtra) qui me l’a offert pour mes 30 ans. Je ne vous ai encore jamais parlé de David Bowie ici, ce qui est assez curieux puisque je l’adule depuis mes 11 ans. Ce DVD, je ne l’avais pas, chose incroyable. C’est dingue ce que les cadeaux réfléchis et bien ciblés peuvent avoir du poids. Sur le coup, j’en aurais pleuré.

Pour le quatrième, j’hésite encore....


lire la suite

19 commentaires - aucun rétrolien

La règle de 4


Aujourd’hui, je suis allée dépenser tout l’argent que je n’ai pas. Mais c’est que j’avais besoin de lait de toilette pour l’excroissance et on est bien d’accord, ça ne pouvait pas attendre. Je suis allée à la parapharmacie de la rue du Four, une des moins chères de Paris, et au passage, j’ai pris deux trois trucs pour moi, on ne sait jamais, ça peut servir.

Seulement voilà, juste à côté y’a Lush, bref, je te fais pas un dessin.

J’ai ensuite rejoins l’homme Idéal et nous avons profité de ce jeudi béni des Dieux (pas d’enfant) pour aller au ciné + resto, tout ça pour te dire que bon, de fil en aiguille, une fois de plus, me voilà bien en retard.

Heureusement, y’a ce questionnaire genre chaîne de l’amitié que j’avais reçu par mail qui me sauve la mise pour mon billet du jour.

 
Là tout de suite, je suis en train de le remplir, il apparaîtra comme par magie sous tes yeux ébahis au fur et à mesure de la soirée.  (T'as même le droit de commenter en temps réel)

 Ah Ah....suspense, suspense.......


C'est parti! :

21h27
4 jobs que j'ai eus dans ma vie:

Comédienne.
C’est mon "vrai" boulot, ou plus exactement celui pour lequel j’ai été formée, parce que objectivement, je ne sais rien faire d’autre. Pas de bol, ma carrière fantastique et internationale n’a jamais vraiment démarré et je n’ai joué que dans des pièces assez intimistes. En ce moment j’apprend à faire le deuil de ce joli rêve. Comme tous les comédiens sans cachet de la terre, j’ai aussi été....

Vendeuse.
Un boulot alimentaire et provisoire au départ, mais qui a quand même duré un bout de temps, je l’ai évoqué , c’était chez Disney. Ce qui est en totale opposition avec le boulot suivant....

Animatrice de téléphone rose
J’ai pu y exercer mes talents de grande actrice... Internet n’était pas encore dans tous les foyers, ça payait bien et ça me faisait marrer. J’ai arrêté un peu après avoir rencontré mon ex, père de mon premier fils que visiblement ça n’amusait pas autant que moi.....

Mère au foyer.
C’est mon boulot de là tout de suite maintenant, à l’heure où blanchit la campagne j’écris ces lignes. Le premier qui dit que c’est pas un vrai métier je lui décalque la tête et si c’est un garçon, je lui arrache aussi un des trucs que les filles n’ont pas.

lire la suite

31 commentaires - aucun rétrolien

Retour aux sources


Pour mes plus fidèles lectrices (car n’ayons pas peur d’affronter la vérité aussi nue soit elle, les garçons s’égarent assez peu par ici), ce n’est plus un secret, je suis une expatriée du sud de la France.
Pour celles (ou ceux ? soyons folle) qui viennent de nous rejoindre, c’est de Marseille que je viens.

Or donc, comme la plupart de mes « collègues » provençaux arrivés à Paris pour des raisons diverses, je retourne régulièrement pendant les vacances rendre visite à la bonne mère (les marseillais me tueraient pour ce cliché) et accessoirement aussi à mes parents. Ou le contraire.

Bref, pendant que tout le monde se bisait pour la nouvelle année qu’elle sera bien meilleure que la précédente et surtout la santé, c’est là bas que je me trouvais.

Chez mes parents, je veux dire.
Pas à Notre Dame de la Garde, ça c’est pour les touristes.
Et ne me traite pas de touriste, c’est pas parce que j’habite à Paris depuis plus de dix ans que j’en suis une quand je retourne chez moi.
Enfin, à vrai dire si quand même, parce qu’à Marseille depuis quelques années, rapport aux travaux du tramway qu’on a remis juste après l’avoir enlevé (cette anecdote ferait la joie de Jean Pierre Pernaut), ils arrêtent pas de s’amuser à changer le sens de circulation des rues, rien que pour perturber les gens comme moi qui n’ont pourtant rien demandé à personne. Ce qui, quand je me promène dans la ville, me donne un peu l’air paumé.

Mais ça n’arrive pas très souvent.
Que je me promène dans la ville.
Parce que quand je suis chez mes parents, j’y suis pour de bon.
Façon princesse enfermée en haut d’une tour si tu vois ce que je veux dire.
Que le prince il peut même pas me sauver parce qu’il est enfermé avec moi.
Et que le mythe de l’échelle de cheveux, j’y ai jamais trop cru, même si l’idée est jolie, hein, qu’on ne se dise pas que je critique.

Mes parents ont déménagé il y a quelques années.
Avant, ils habitaient encore dans la maison où j’ai vécu, adolescente et où j’avais encore ma chambre. C’était tout près du centre de Marseille et j’y retrouvais très facilement mes vieilles habitudes.

Maintenant, ils sont vraiment excentrés et quand t’as pas le permis comme tiens, moi par exemple, ça devient un peu plus galère. En journée, ça va, le soir déjà ça rigole moins.

Bien sur, pour les enfants, cette maison est un rêve et il serait malhonnête de ma part de cracher sur la piscine laquelle a été souveraine lors de ma dernière grossesse.

lire la suite

25 commentaires - aucun rétrolien

Le bébé de mon ex

Il y a environ cinq ans, je me suis séparée du père de mon premier fils.
Ca n’a pas été faute d’essayer mais nous deux, ça ne le faisait vraiment pas.
Un peu comme si on essayait de marier Jean Claude Vandamme avec Valéria Bruni Tedesci.
Grâce à lui, j’ai appris ce qu’était le tuning et c’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis rendue à plusieurs reprises au délicieux salon de l’automobile.
Grâce à lui, j’ai vu plus de films en VF, karaté compris, que dans toute ma vie d’avant.
Grâce à lui, j’ai su que les hommes infidèles n’existaient pas que dans les films.
Grâce à lui, j’ai cru que les contraires pouvaient se compléter.
Et puis non.
S’attirer, oui, mais partager leur foyer, non.

Pourtant, on rigolait quand même bien ensemble et c’est sans doute ce qui a sauvé notre séparation. Bien sur, il m’arrive d’être en désaccord avec lui, et très souvent il m’éneeeerve, mais dans l’ensemble, on peut quand même affirmer qu’on s’est quittés en très bons termes.
Tant et si bien qu’ on s’était dit (un peu sur le ton de la plaisanterie) que même séparés, si l’envie nous reprenait, on pourrait refaire un enfant ensemble et ainsi donner un frère ou une sœur des même parents à notre petit.
Bien sur c’était débile comme idée, mais peut être que ça nous a rassurés pendant un moment.

Et puis, j’ai rencontré l’Homme Idéal, si idéal d’ailleurs que j’ai cru un temps être passée dans la quatrième dimension.
L’homme Idéal a eu envie d’un enfant à nous, j’ai commencé par dire jamais.....et la suite, vous la connaissez.
Il m’a été assez difficile d’annoncer ma grossesse à mon ex, sans doute à cause de ce pseudo pacte bidon que l’on s’était fait lors de notre rupture. Il n’y avait plus rien que de l’amitié entre nous et aucun n’aurait pour rien au monde souhaité revenir en arrière mais j’ai eu l’impression de le quitter une deuxième fois ce jour là. J’ai d’ailleurs senti que de son côté, la nouvelle a été un peu dure à encaisser, comment aurais je réagi moi-même s’il avait été le premier ?.... et je me suis demandé depuis comment j’allais prendre la chose quand ce serait son tour.
Ce moment est arrivé, juste après Noël.

C’est très curieux ce sentiment que j’ai eu, j’ai eu envie de lui sauter au cou et j’ai été émue comme si j’allais être.....ben oui quoi au juste ?
Car que sera cet enfant pour moi à part le frère ou la sœur de mon fils ?
Pourtant, j’ai presque l’impression que c’est ma famille à moi qui s’agrandit. Je n’ai pas pu m’empêcher d’appeler la future maman, de la féliciter et de lui dire à quel point j’étais heureuse presque comme si c’était ma sœur qui allait accoucher.
La pauvre a du me prendre pour une folle. Mais je suis contente que ce soit elle qui officialise une relation avec mon ex, et ce surtout parce que je trouve qu’elle fait une excellente belle mère pour mon fils, aimante, douce et ferme à la fois.

En même temps, je ne peux m’empêcher d’espérer que les choses ne changeront pas trop pour mon aîné quand il sera chez son père.
Qu’on ne le dépossèdera pas de sa chambre, qu’on ne le négligera pas.
Qu’il continuera à être aussi bien accueilli chez ses parents à elle et qu’ils ne feront pas trop de différence.
Qu’il ne souffrira pas de voir que cet enfant là vivra en permanence avec son papa alors que lui ne s’y rend qu’un week-end sur deux.
Qu’il ne regrettera pas le temps où, au moins dans l'un de ses deux foyers, il était resté l’enfant roi....


PS: CatieCatou, je n'ai pu m'empêcher de penser un peu à toi en écrivant cet article...

15 commentaires - aucun rétrolien

Sapin (de Noël, what else?)

Cette année, j’ai bien prévenu toute la famille que je voulais un PETIT sapin.

Non parce que tous les ans ça me pose problème cette histoire de sapin.
Essentiellement parce que je sais qu’il va falloir un jour le défaire et le balancer.
Ce qui me gonfle dans le fait de décorer, c’est qu’après il faut dé-décorer.
Chez nous, la couronne de gui et de houx (en plastique) est restée clouée sur la porte pendant deux ans, et je te parle même pas des dessins pochoirs provisoires à la fausse neige devenus permanents sur nos fenêtres.
C’est dire à quel point je déteste enlever les décos de Noël.
Un peu comme ceux qui trouvent débile de faire leur lit puisqu’ils vont devoir le défaire le soir même. Bon, moi je fais mon lit tous les matins parce que je trouve que sinon ça fait crade, mais je saisis l’idée à cause de ma névrose du sapin.

M’est avis que le père Noël, une fois débarrassé de sa tâche principale, devrait refaire un petit tour des foyers la nuit du 5 au 6 janvier.
Pour enlever les sapins.
On lui laisserait une boîte ouverte pour qu’il y range les décorations et le verre de lait et les biscuits de rigueur pour sa peine.
Il pourrait même passer un coup d’aspi dans la maison rapport aux épines.
Et hop, le matin, après un bon sommeil réparateur, tout aurait disparu.
D’ailleurs je dis la nuit du 5 au 6 mais je suis pas psycho rigide non plus.
Il pourrait échelonner sur plusieurs jours si ça l’arrange.
C’est lui qui voit et avec son traîneau super sonique, ça devrait pas trop lui poser de souci.
On va pas me dire qu’il s’y prend dès le mois de janvier pour préparer les cadeaux du noël suivant.
Donc en janvier, il fait rien, il s’ennuie, il est dispo.
Il a qu’à prendre ses congés en février, il se remet au boulot en mars et l’affaire est faite.
A ce petit détail près que le père Noël n’existe pas.

lire la suite

12 commentaires - aucun rétrolien

Je suis pacsée moi monsieur !

Les papiers et moi, c’est pas l’amour fou. Je n’ouvre que très rarement mon courrier et en général je l’entasse jusqu’au prochain tri (environ une fois par moi).
Avant, il était bien en vue sur une étagère, mais depuis mon récent passage chez Ikéa, je le planque dans une très jolie boîte.
C’est sûr ça fait plus « rangé » mais du coup, j’ai un peu tendance à l’oublier...
Or donc, une fois par mois (ce qui me rappelle que j’ai oublié de payer mon loyer), je sors tout de la boîte et je trie par catégorie : offres commerciales des 3 suisses, banque, bons de réductions parce que je suis une VIP à peu près dans toutes les magasins de la planète, factures, faire parts,....
Je jette les propositions de crédit à la consommation (c’est que je suis très raisonnable), je range les bons de réductions dans la pochette prévue à cet effet qui ne quitte pas mon sac, je trouillotte et classe consciencieusement tous mes papiers dans de gros classeurs à intercalaires. (Il semblerait que je sois en fin de compte assez organisée malgré les apparences).

 
En 2000, à la naissance de mon premier fils, je me suis pacsée avec son père. C’était le tout début du PACS et comme je ne voulais pas me marier (grand bien m’en a pris) cela semblait être une bonne idée.
J’ai un souvenir assez glauque de cette union qui ne voulait déjà plus rien dire.

Quand nous nous sommes séparés en très bons termes deux ans plus tard, on a décidé de rester pacsés pour le coup des impôts (à l’époque, il fallait attendre 3 ans pour que ce soit effectif, on était un peu dégoûtés de devoir passer à côté), et puis, comme on n’habitait plus à la même adresse, ça n’a pas marché mais on a fait traîner, ma mésentente avec le côté administratif des choses aidant.

Ensuite, j’ai rencontré l’Homme Idéal et nous avons procréé.

Ca m’a fait un peu bizarre d’être pacsée à un autre. Le jour de mon anniversaire (drôle de coïncidence!), soit quatre ans après notre séparation, nous nous sommes dé pacsés (en 5mn chrono...franchement, on aurait pu faire ça avant....)
Le but était aussi de pouvoir m’unir à nouveau, mais cette fois au deuxième père de ma progéniture.

Eh bien croyez le ou non, ça nous a pris encore plus d’un an pour aller au tribunal.
Réunir nos extraits d’acte de naissance + des preuves qu’on était pas liés ailleurs + une lettre qui atteste qu’on vit bien ensemble a été un peu laborieux... bref vous m’avez suivie quoi... et je tiens à préciser que l’homme idéal n’a pas beaucoup aidé, il est encore pire que moi niveau paperasse.

 
C’était le 20 novembre dernier.
En total secret et pleine intimité.
Bien moins glauque que la première fois bien que pas vraiment romantique non plus (non pas que je sois moi-même très romantique, il faut bien le dire).
On a signé, ça valait bien un « oui ».
Aucun mariage n’est prévu mais je ne désespère pas de faire changer l’Homme Idéal d’avis dans le vénal dessein d’obtenir ma Diorette (en même temps j’aurai pas à choisir un témoin qui pourrait choisir de faire son intéressant(e) en accouchant volontairement ce jour là pour me voler la vedette - ha ha ha, je me comprends).

Alors aujourd’hui, je vous l’annonce solennellement, c’est maintenant à une femme (re)pacsée que vous avez affaire.

18 commentaires - aucun rétrolien

Mes excuses d'aujourd'hui : famille et maladie!

Bon ben voilà, je vous dis "à demain" et puis une fois de plus, je vous laisse sur le carreau...
Encore toutes mes confuses...
C’est pas ma faute c’est mes trois chats qu’ont mangé ma copie, madame.

L’excroissance avait 40.5 de fièvre aujourd’hui et il n’a jamais mieux porté son pseudonyme, version koala englué dans mes bras que si je le lâchais, je risquais de perdre un tympan et mes tympans, moi, j’y tiens.
Autant vous dire qu’il est quasi impossible d’écrire avec un koala excroissant sur le devant du corps.
J’ai attendu Mr SOS médecins toute la journée en pestant, il est arrivé à 17h.
Première otite. (Quand je vous parlais de tympans, justement...)

 
Mes oncles et tantes (2 paires d’entre eux), là pour la semaine, m’ont fait la bonne surprise de passer me voir. J’ai fait une brioche et un gâteau au miel (mais oui, vous aurez la recette demain...) et on s’est baffrés tout l’après midi d’autant qu’ils avaient apporté des petits fours avec eux des fois qu’on manque.
Dans ma famille, je crois que niveau bouffe, on a l’angoisse du manque...

Cette immersion en famille m’a fait un bien fou car oui, je l’avoue, et certain(e)s d’entre vous l’ont bien senti, cette fin de semaine a craint du boudin.
Et même toute cette semaine, s’y j’y réfléchis bien....
.... oh et puis tiens même ce mois tout entier.
Rire a gorge déployée n’a pas été mon occupation principale, c’est le moins qu’on puisse dire.

Encore un mois de 2007 la cruelle, que je compte d’ailleurs passer en apnée, et nous aborderons 2008 la prometteuse, la conquérante, la triomphante.
(I wish)

 
Je laisse mon sondage en ligne encore quelques jours pour les retardataires qu’ont pas voté puis je ferai une synthèse étudiée très en profondeur.
Il semblerait, pour l’instant, que vous vous foutiez comme de votre premier bouton d’acné de mes recettes de cuisine ou de mes idées cadeaux, ce que je prends moyen bien mais je ne me découragerai pas !
Vous préférez vous gausser de mes petits tracas, hontes et névroses, ok, ok......

10 commentaires - aucun rétrolien

1 2 | Page suivante