princesse

Défaut de fabrication

J’ai une excellente mémoire.
Je connais toutes les dates d’anniversaire des personnes qui gravitent dans mon environnement quotidien.
Je me souviens d’événements précis, de moments très forts comme de détails insignifiants.
Je suis capable de retenir des lignes et des lignes de textes (en dehors de Koltes dont les oeuvres, pour une raison étrange n’arrivent jamais à se connecter à mon cerveau).

Samedi dernier, j’étais à l’anniversaire d’une amie.
J’y ai vu tout plein de nouvelles têtes sympathiques, mais en parlant avec certains d’entre eux, je me suis aperçue que la plupart me connaissaient déjà.
Ils savaient quand j’avais été enceinte, ils connaissaient l’age et les prénoms de mes enfants, ainsi que mon parcours professionnel dans les grandes lignes.
Une a même été capable de me décrire précisément certaines pièces de ma garde robe après m’avoir demandé comment j’allais depuis la dernière fois.

La dernière fois ?

Quatrième dimension ?
Pas du tout.
Pathologie récurrente et lamentable ?
Exactement.

En fait, ce genre d’incident m’arrive plus qu’à l’accoutumée.
Le fait est que ma mémoire a beau être excellente, elle n’est pas du tout visuelle.
Il n’y a personne de moins physionomiste que moi.

Je me souviens très bien des lieux et des soirées qu’on m’évoque, je me souviens parfaitement avoir parlé avec des gens, parfois, je me souviens à merveille de certains éléments de nos conversations, et, tenez vous bien, je me souviens même du sentiment que j’ai ressenti face à certains individus, sympathie ou désintérêt, mais y’a pas, je ne me souviens que très exceptionnellement de leur visage.

Il y a quelques années, j’ai oublié jusqu’à quatre fois le visage d’une même personne.
La loose absolue.
J’ai été présentée à cette fille pour la première fois en mai pendant des auditions pour une école réputée. C’était la copine d’une copine. On a parlé pendant plusieurs heures en attendant les résultats.
Quelques mois plus tard, je la croise à la sortie d’un théâtre. Très chaleureusement, elle m’interpelle. Il me semble que je ne l’ai jamais vue de ma vie. Elle m’évoque les auditions, les marches sur lesquelles nous avons longuement discuté. Je me rappelle clairement de cet instant passé en compagnie d’une fille, mais rien à faire, j’ai beau savoir que c’était elle, je ne la reconnais pas.
Octobre, je suis élève comédienne. On nous annonce qu’une observatrice en stage viendra assister à l’un de nos cours.
Quand cette personne arrive, elle me tend les bras :
"Je ne savais pas que tu étais dans ce cours!"
Moi : "On se connaît? "
L’année suivante, engagée sur un spectacle pour enfant, je rejoins les autres comédiens pour la première répétition et je lie connaissance avec eux. Sauf que visiblement, y’a cette fille, là, qui sait déjà comment je m’appelle.

Nolwenn, si un jour tu lis ces lignes, je te présente toutes mes confuses.
C’est juste que je suis une incapable.
Mais rassures toi, tu n’est pas la seule dont les traits ont obstinément refusé de se graver dans mon souvenir.

Il y a eu ce garçon aussi, un pompier dans la caserne duquel ma grande copine et moi avions passé une soirée.
Oui bon, ça va, j’étais jeune et délurée et en plus, c’est pas du tout ce que vous croyez.
Ma copine sortait avec un de ses collègues et on a joué au jeu des métiers.
Véridique.
Même qu’on a vachement rigolé.
Et là, vous vous dites que le jeu des métiers, c’est quand même un jeu d’observation !
Ben oui.
Faut croire que j’avais pas bien observé alors.
Trente jours seulement après cette folle partie, sortie en boîte (non sans m’être au préalable couverte de paillettes, faut ce qu’y faut) avec cette même copine.Quand je te dis que j’étais jeune et délurée.
Et ben, je te le donne en mille, voilà t’y pas qu’il y a ce type là, tout content de me voir et que moi, comme de bien entendu, je ne remets pas du tout.

Avant, je pouvais au moins faire amende honorable.
A ma décharge, malgré mon indéniable myopie, je ne portais jamais mes lunettes.
Mais depuis que je vis (oh, joies de mes prunelles, soit dit en passant) avec des lentilles, quelle défense ai-je donc ?


Et vous ?
Physionomiste ou pas ?

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Objet trouvé

Rien ne m’angoisse plus que de perdre quelque chose.
Je prends hyper soin de tout ce que j’ai, c’est la raison pour laquelle, quand je ne retrouve pas quelque chose, ça m’empêche de dormir et ça m’obsède jusqu’à la mort.

Je tiens d’ailleurs à jour une liste de tout ce que j’ai perdu (oui, j’ai aussi la névrose des listes mais ça, je vous en parlerai un autre jour).
Par exemple, je peux vous dire qu’en 1998, j’ai perdu un pull noir que j’aimais beaucoup, sans doute dans un théâtre.
J’ai perdu aussi, pendant un déménagement, un petit enregistreur à micro cassettes, tu sais le truc que tu te prends trop pour un détective quand tu le tiens près de ta bouche. Super bizarre, cette perte parce que je n’ai jamais retrouvé non plus les cassettes que j’avais enregistrées avec.
Je pense que la quatrième dimension existe.

Ca fait bien bidonner l’Homme Idéal qui pense que je suis timbrée, mais quand n’importe lequel des objets que je cherche est introuvable, ça me rend hystérique, voire possédée.
Mais en version plus soft que l’exorciste quand même.

Là, en ce moment, je n’arrive pas à remettre la main sur le gel à l’arnica, le truc dont tu tartines les enfants quand ils ont mal calculé leur virage.
A l’instant même où je me suis aperçue que le tube manquait à l’appel dans l’armoire à pharmacie je suis devenue comme à mon habitude complètement barjot et j’ai retourné tout l’appartement. Sans succès.
Non pas que j’en avais besoin ce jour là, parce que sinon, on pourrait se dire que je n’ai rien d’anormal. Ben non, personne ne s’était cogné, juste je me suis dit, tiens, allons vérifier que l’arnica est bien là où je crois l’avoir rangé qu’au cas où j’en aurais besoin, je le retrouverais tout de suite (vous avez dit névrose ?).
Depuis, le machin est introuvable (tu peux me croire, je me mets à sa recherche TRES régulièrement non sans oublier de questionner longuement l’Homme Idéal qu’au cas où il l’aurait vu et qu’il aurait oublié de me le dire, tu vois ?). Il est sans doute resté à l’endroit où je l’ai laissé la dernière fois que je m’en suis servie, probablement à une place intelligemment pensée et réfléchie, oui mais où ?
.... à moins qu’il n’y ait des petits lutins dans mon chez moi, des petits squatteurs clandestins fort taquins qui s’amuseraient à déplacer les objets (je n’écarte en aucun cas cette hypothèse).

Mais parfois, je sais bien que ça ne peut pas être un mauvais coup des lutins farceurs.
Comme pour le pull oublié de plus haut, il arrive que je sache avec exactitude que l’objet est bien perdu, depuis quand et dans quelles circonstances. Dans ces cas là, j’en suis malade et il me faut une mini auto psychanalyse (faite par moi-même, donc) pour m’en remettre.

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Y'a des détails qui trompent pas (je crois qu'y a une vieille qui habite en moi)

Ce matin, en allant faire des courses (oui, c’était un peu la fête ce matin, je me suis acheté un jean), il m’est arrivé un truc qui m’horripile.
Pour mes chères lectrices non parisiennes ou celles qui ne se déplacent jamais dans le métro avec une poussette, il existe maintenant (la ratp soit bénie) des portes qui s’ouvrent toutes seules quand tu mets ton ticket que t’as plus besoin comme quand mon fils aîné était petit de tenir la porte d’une main en faisant passer la poussette sous le truc qui tourne (euh, un portillon ? un tourniquet ?) le tout en manquant à chaque passage d’assommer ta progéniture.
Belle invention que celle des portes automatiques.
Tiens et d’ailleurs pendant que j’y suis, mention spéciale aussi aux trottoirs qui s’élargissent ou aux bites (pas celles là petite friponne) qui empêchent les voitures de se garer te permettant de passer avec ton engin à roulette sans avoir un diplôme de Math Sup pour savoir à l’avance si tu vas pouvoir te faufiler ou pas sans te prendre un rétroviseur.

Mais revenons à ce matin.
Et plus précisément au moment où j’ai emprunté les portes automatiques, et où environ cinquante deux (il est probable que j’exagère) malotrus malhonnêtes se sont engouffrés derrière moi, profitant ainsi de l’aubaine.
Ben ça tu vois, avant, je crois que ça m’aurait pas dérangée plus que ça.
Maintenant, ça me rend marteau.
Moi j’aime qu’on me demande, j’aime qu’on me ménage et j’aime pas qu’on me bouscule.
Je crois que je suis en train de devenir une vieille.
Et une vieille aigrie qui plus est.

Y’a des détails qui trompent pas...

Quand j’étais plus jeune, je n’avais qu’à décider de faire un régime pour perdre simultanément mes trois kilos en trop.

Quand j’étais plus jeune, je pouvais manger un pot entier de Nutella  sans être écoeurée (et sans grossir non plus).

Quand j’étais plus jeune j’étais capable de passer trois nuits blanches d’affilée en dansant sur les tables, après une journée de travail + mes cours de théâtre.
J’aime autant te dire que maintenant, si je tiens jusqu’à 22h30, ce au prix d’un effort surhumain, et à la condition rare que je n’aie pas une petite migraine, c’est uniquement pour le plaisir d’écouter le silence bienfaiteur de quand la fin de journée a enfin eu raison de l’énergie débordante de mes chers petits.

D’ailleurs, quand j’étais plus jeune, j’avais pas d’enfant.

Mon goût a changé, je ne sucre plus autant (mais je sale plus), je mange plus équilibré (mais je maigris pas).
Je n’ai plus de bouton d’acné (mais la crème anti-age me guette).
Je ne mets plus les pieds chez Yves Rocher et les laboratoires de luxe s’en frottent les mains.
Je regarde les informations à la télé, je lis Marie Claire. Je sens bien que la Star ac et « 20 ans » ne s’adressent plus à moi.
Je ne me fais plus draguer dans la rue et on m’appelle « Madame ».

Depuis quelques années, je blanchis à vue d’œil. Bien sur je trompe mon monde avec de la teinture bon marché mais si je laissais faire cette bonne blagueuse mais néanmoins cruelle de nature, je serais moitié moitié. Moitié brune, moitié vieille quoi.
A 32 ans.
Si c’est pas malheureux.
L’homme Idéal, qui est bien plus âgé que moi (36), n’a pas un seul petit poil blanc, et croyez moi, j’ai bien tout inspecté.
On naît tous égaux soit disant...mouais peut être, mais on vieillit pas pareil ça je peux te le dire !


Et vous, à quoi voyez vous que vous avez grandi ?        

 

(le titre c'est à cause de ma chanson préférée de Bénabar)

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Larme à l'oeil et rose aux joues

J’aurais aimé être de marbre.
Que les émotions glissent sur moi comme un mouchoir en soie sur une jambe parfaitement épilée.
Je ne crois pas qu’on puisse non plus me taxer d’être une vulnérable mauviette chétive non plus. Je sais parfois être forte, faut pas croire.
Mais ce qui m’aurait plu, à moi, c’est qu’autrui imagine que je suis capable de résister aux cataclysmes de la vie et aux tornades de l’amour comme à la tentation d’aller voir Johnny en concert.
Tentation à laquelle il faut soulever que je résiste admirablement bien.
Je précise que j’entends « Halliday » par Johnny et non pas Depp.
Je suis pas masochiste non plus.
De toute façon, Johnny Depp  se produit assez rarement en concert.

 
J’aurais voulu qu’on ne puisse rien déceler de mes états d’âme en scrutant mon visage.
C’est loupé.
Mon visage est un traître de mèche avec mon vendu de cerveau qui lui-même est intimement lié à mes glandes lacrymales.


J’ai la larme facile.
Comme pas mal de filles, c’est vrai.
Et encore, je suis plus enceinte.
Je pleure quand je suis triste, jusque là, j’imagine que c’est normal, mais je pleure aussi d’énervement, d’impuissance, de désespoir, de frustration, de fatigue, de compassion, et même de joie.
Je pleure devant des inconnus, dans la rue, au boulot, ou même en me vernissant les ongles des pieds, toute seule devant les téléfilms américains (L’Amérique fait tout de même ce qu’il y a de mieux en matière de téléfilms, personne ne peut lutter contre leur génie) mais là c’est moins la honte parce que y’a que moi qui le sait.
Même si maintenant, vous êtes dans la confidence aussi, mais j’assume.

Quand je suis énervée ou en détresse ou tout ce que j’ai cité plus haut, ça commence par ma voix qui fait des trémolos, puis je sens que mes yeux se mettent à briller, la première larme arrive, très vite suivie de ses petites copines, et je suis foutue.
Devant certaines personnes comme par exemple ton employeur, ça fait moyen sérieux.
En même temps, pour l’instant, mon patron c’est l’excroissance et ça va, il ne me donne pas trop de raisons de me laisser aller devant lui, il n’est pas trop exigeant niveau rendement.

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Mon problème avec l'euro.

1999
Quand on m’a annoncé le coup de l’euro, j’ai pesté comme une vieille.
Je l’ai appréhendé, devinant déjà que j’aurais un mal fou à m’y faire.
Je n’aime pas le changement.
Je n’aime pas ce côté « tous unis dans l’Europe », je trouve que ça manque de charme, même si depuis, force m’a été de constater que c’est tout de même plus commode quand tu pars en voyage.
Sauf si tu vas à Tokyo ou à Londres, ça va sans dire.

2002
Quand l’euro est arrivé, je pressentais déjà que plusieurs années plus tard, je ferai bien marrer mes enfants en recomptant tous mes achats en francs.
Comme j’ai pu moi-même me moquer de ma propre mère qui cause parfois en anciens francs.
Maman, saches que je regrette.

2007
Mes prévisions se sont avérées parfaitement exacte sur le fond.
Effectivement, je ne m’adapte pas.
Pas du tout.
C’est sur la forme que je me suis gourée (ou le contraire).
Je pensais avoir des soucis de conversion.
Ce n’est pas le cas.
Pour la simple et bonne raison que je ne convertis jamais.
Ou très vaguement.
Et l’euro a changé ma vie.

Il y a quelques années, le simple fait d'imaginer acquérir un sublime sac en cuir ou des produits Sisley était pour moi une action complètement démente.
Jusqu’à...l'euro!!!
Depuis, je n’ai AUCUNE notion de ce que je claque.
Tout le monde trouve que la vie a augmenté depuis l’euro.
Pas moi.
Tout me parait ridiculement donné.
C'est comme ça.
« Euro et Coca ! » : c’est ma nouvelle devise.
J'ai un peu l'impression d'avoir gagné au loto, ou presque.
D’être constamment pétée de tunes,
Sauf qu'en fait pas du tout.

Y'a que quand je calcule dans ma tête que je sais combien j'ai dépensé.

J'ai bien tenté d'expliquer ça à mon banquier mais il ne semble pas comprendre....

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Braderie = Thérapie ?

Je crois que j’ai du vivre une guerre dans une vie antérieure.
Ou en tout cas, une privation ou une frustration profonde.

Je n’ai encore jamais "consulté" (si tu vois ce que je veux dire) mais si je me lançais un jour, je pense que la première chose que j’aimerais savoir à propos de moi, c’est pourquoi j’ai besoin d’amasser autant de choses.
Ca ne me rend pas malheureuse, je le vis même plutôt très bien, mais c’est juste que j’aimerai bien comprendre.
Livres, DVD, fringues, sacs, produits de beauté et même nourriture sans compter les affaires des enfants. Je SAIS que je n'ai pas besoin de tout ça, et pourtant il semblerait que si finalement.
Il ne me semble pourtant n’avoir manqué de rien pendant mon enfance et pourtant...

Si ce sujet me vient à l’esprit, c’est parce qu’il y a tout juste une semaine, j’ai fait une braderie, la troisième du genre.

Après la naissance de mon deuxième enfant et compte tenu du fait qu’il a 6 ans d’écart avec le premier, j’ai ressorti tout un tas de trucs de la cave. (A propos, un faux ami la cave.... ma théorie est la suivante: moins t’as d’espace moins tu entasses)
Il faut dire aussi que je revenais d’un mois chez mes parents, où tout est toujours propre et rangé, où rien ne dépasse (de qui ai-je hérité ma bordéliquerie ?)
A mon retour chez moi, non seulement j’ai trouvé mon appart tout petit, mais surtout bourré de trucs et de machins.....Je suis tellement conservatrice, je garde tout, je reste persuadée que tout va servir ...un jour (jour qui parfois arrive, faut pas croire).

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Peur panique

Il est des endroits, des rendez vous où l’on se rend à reculons.

Je ne parle ici ni d’un rendez vous de travail, ni  d’un rendez vous chez le gynéco (il faut dire que les rendez vous chez le gynéco ne m’ont jamais dérangée, mais j’ai cru comprendre que c’était très personnel) encore moins d’un rendez vous de rupture. Ces petites obligations de la vie ne sont certes pas toujours agréables, mais ce qui m’amène ici touche plus au cauchemar, limite à l’horreur, à la vraie phobie.

Je ne crois pas être ce qu’on appelle une chochotte. Des peurs, j’en ai finalement assez peu, je suis relativement courageuse face à la douleur (sauf quand l’accouchement dure 2 jours), et très rarement atteinte par le stress. Face à l’urgence, je réagis en général plutôt calmement et je ne perds en aucun cas mes moyens.

Bien sur, comme une majorité de filles, je n’aime pas les araignées qui quand elles me surprennent, provoquent immédiatement chez moi un cri strident, doublé de sauts sur place hystériques avec agitation déraisonnée des mains, destinés à me débarrasser de la bête qui n’a pourtant pas eu même l’audace de s’aventurer sur mon corps. Rien de bien méchant quand même.
Je ne dis pas que je ferai la maligne face à un alligator qui me charge la gueule ouverte mais en revanche, je suis parfaitement capable de caresser sans appréhension n’importe quel autre animal ou presque.
Le dentiste, les entretiens d’embauche,un rendez vous avec mon banquier....je ne dis pas que je compte les heures avec impatience mais je gère, ou du moins, j’ai suffisamment confiance en moi pour me dire que quoi qu’il arrive, je VAIS gérer.

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Mes petites trousses

Je suis atteinte de collectionnite.
Chacun ses névroses.

Déjà très jeune, je collectionnais les timbres, ceux de tous les pays comme tout le monde mais aussi les petites vignettes que l’on trouve dans les courriers de proposition d’abonnement. J’en avais un plein tiroir.

Un jour, il y a eu une fuite d’eau et toutes ces vignettes se sont retrouvées collées ensemble, il a fallu les jeter, j’en garde un souvenir horrible, je crois les avoir pleurées longtemps.
Pendant plusieurs années, j’ai également accumulé les prospectus : j’en ramassais partout méthodiquement : en allant à la banque avec maman ou dans les agences de voyage.
Ensuite, les petits animaux miniatures offerts ou achetés au grès des voyages, en porcelaine, en terre cuite, en bois, 4 étagères...
Ont suivi dans le désordre les petits carnets, porte clefs, gommes, les girafes, les pin up, les paillettes, bref tout un tas de trucs que j’accumule encore comme un petit écureuil mais qui lui, aurait un grand appartement.

Depuis environ 2 ans, ma nouvelle lubie c’est les trousses.
J’ai toujours adoré les contenants : boîtes, vanity, sacs, valises, j’en suis donc naturellement arrivée à collectionner les trousses à maquillage.
Il m’arrive d’en acheter, mais ce que j’affectionne par-dessus tout c’est de les avoir en cadeau.

En effet, certaines marques les offrent (pleines de miniatures eh eh eh) lorsque l’on a atteint un certain montant, ou acheté un certain nombre de produits.
Telle une exploratrice, je cours donc les galeries Lafayette, Printemps, Marionnaud et autre Séphora, pour ne jamais être en retard d’une belle trousse.
Je suis capable de dépenser des sommes folles, et ce pour des produits, soyons bien clairs, que je n’aurais sans doute jamais achetés autrement (mais que je finis toujours par utiliser ou revendre), rien que pour avoir la trousse.
Et je perçois toujours ce petit plus comme un vrai cadeau.

Chacun ses névroses, donc....

 
Pour celles qui seraient atteintes de la même pathologie, quelques tuyaux :

Marionnaud fait beaucoup d’offres en partenariat avec les marques. L’avantage chez eux, c’est qu’ils affichent clairement l’offre et les conditions, contrairement à Séphora, qui a de la came mais ne la lâche que si on insiste ou si on tombe sur une vendeuse sympa.

Au niveau des marques, la plus inventive est sans hésiter Sisley, formes, couleurs et fréquence confondues.
Viennent ensuite Dior, puis Lancôme, Clinique et enfin Estée Lauder.
Rarement, on trouve du Helena Rubinstein, Clarins, Givenchy, ou Orlane.

 
Ben ouais, chacun ses névroses.....

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