Vendredi 15 Fevrier 2008
Si j'avais 130 millions d'euros.
Par Princessevarda, Vendredi 15 Fevrier 2008 à 18:33 GMT+2 dans Rêves de princesse
Quand la cagnotte du Loto ou de l’Euro Millions atteint des
sommets, l’Homme Idéal tente toujours le coup. Et moi, je me moque. Toujours et
copieusement.
Pourtant, mon rêve absolu étant de gagner au loto et ce dans
l’intention parfaitement assumée et non dissimulée de finir mes jours en ne
faisant rien d’autre que glander, aller au ciné, voir des expos, des copains et
faire le tour du monde, je dois reconnaître que lui, au moins, il joue, alors
que de mon côté, je fantasme sans mettre les pieds dans le moindre bureau de
tabac.
Les gens du loto eux même le disent : « 100% des gagnants ont
tenté leur chance ».
Ceux qui ne l’ont pas tentée, donc, ...bref t’as
compris.
A chaque fois donc que mon pacson joue et après que je me
sois fait les gorges chaudes habituelles, on imagine de concert tout ce qu’on
pourra bien faire une fois milliardaires avec tout ce bon flouze tombé du ciel.
C’est limite si on ne fait pas une liste écrite.
Ce qui, entre parenthèses, est une des innombrables raisons
pour lesquelles je l’aime mon homme.
Quand je me lançais dans ce genre de
projets financiers abracadabrants avec le précédent, il ne me laissait jamais
m’égarer bien loin et me calmait tout de suite par un austère « Réveille
toi, ça n’arrivera jamais, va donc plutôt travailler ».
Certes....
Mais revenons à mes millions.
La somme la plus élevée pour laquelle on a espéré comme des
dingues, c’était 130 millions d’euros.
Je ne sais toujours pas compter en euros mais je sais quand
même que c’est beaucoup. Environ six fois 130 millions de francs et des
poussières.
Que nous prévoyons de diviser comme suit :
Les 30 millions qui dépassent, comme on a le cœur sur la
main, on les distribue à nos frères et sœurs et à nos parents et nos très
proches amis (on risque d’en avoir tout plein d’un coup).
Notre générosité nous
perdra.
Reste 100 millions
On place la moitié pour que ça fasse des petits et qu’on
devienne encore plus riches. Question de sécurité.
Je ne suis pas que frivole,
je sais aussi être consciencieuse.
Reste 50 millions (putain ça file à une vitesse le fric !)
On achète un appart à Paris (minimum 200 mètres carré, on
aime être à notre aise)
On achète une maison dans le sud avec piscine intérieure et un
jardin immense sans oublier les chevaux qui gambadent joyeusement dedans pour
faire joli.
On achète 2/3 autres petits pieds à terre ailleurs dans des
capitales (parce que les voyages entretiennent la santé et forment la
jeunesse).
(Inutile de préciser qu’on meuble le tout de façon absolument
indécente -qui m’a traitée de Paris Hilton ?- et il va de soi que nous
avons un Thermomix pour chacune de nos cuisines.)
On prend une nounou (moche, il s’agirait pas que l’Homme
Idéal soit tenté), une cuisinière (pas celle avec des brûleurs à gaz, une vraie
en chair et en os), un coach perso sportif et un diététicien (ça c’est pour
moi).
Reste 35 millions d’euros (je calcule un peu à la louche, on est bien d’accord)
On s’accorde de temps en temps des journées no limit de
dépenses irraisonnées.
Cela va sans dire, la Diorette sera à mon doigt grosso modo trois
minutes après le dépôt du chèque de la française des jeux à la banque.
Avec le reste et histoire de s’occuper un peu (parce qu’il n’y a pas que le shopping et les voyages dans la vie, non mais pour qui tu nous prends?), on ouvre des entreprises, même si elles sont vouées à perte.
L’Homme Idéal y réfléchit encore, pour moi ce sera sans doute un grand théâtre (où que je pourrais programmer tous mes potes) ou une maison de production voire (que diable, pourquoi se limiter ?) les deux !
Bien entendu, on a choisi de taire aux enfants qu’on est
immensément riches, bien qu’il soit probable qu’ils le découvrent rapport au
train de vie qu’on risque de mener.
Nous ambitionnons de les obliger à suivre des études poussées (de leur choix) et le jour
d’obtention de leur diplôme, on leur annoncera, triomphants, que bien sur ils sont libre d'exercer leur toute nouvelle profession mais que sinon, réellement, ils n’ont pas besoin de travailler de toute leur vie.
Ce qui est bien entendu parfaitement immoral mais qui a dit
que j’étais adulte ?
Et vous, z’en faites quoi des sous ?
Avant tout, je ne me le souhaite pas.
Me revoilà!
Cette année, dans l’ensemble, on peut dire que j’ai été
plutôt sage.






