Dimanche 15 Juin 2008
Pourquoi je n'appellerai pas mon papa aujourd'hui.
Par Princessevarda, Dimanche 15 Juin 2008 à 15:29 GMT+2 dans Souvenirs de princesse
Mes parents habitent à 800km.
Je ne suis pas du genre à les appeler toutes les
cinq minutes.
D’ailleurs, je n’appelle personne toutes les cinq minutes.
Le téléphone, depuis que j’ai cessé d’être une ado rebelle qui s’enferme dans sa chambre, et surtout depuis que j’ai des enfants, je m’en sers le moins possible et je déteste y passer des heures, comme si je ne courais pas suffisamment après le temps comme ça.
Bref, en général, quand je compose un numéro, c’est que j’ai vraiment un truc à dire.
Dieu merci, de leur côté, mes géniteurs n’essaient pas de me
joindre à chaque fois qu’une nouvelle fleur apparaît dans leur jardin.
(Ils pourraient être tentés, ce genre de truc les fascine et
les émerveille, moi pas, j’ai la main de toutes les couleurs sauf verte)
En général, ils prennent hebomadairement de mes nouvelles le dimanche matin.
Il y a deux ans, quasiment jour pour jour, comme
aujourd’hui, c’était la fête des pères.
Qui fait autant d’effet sur le mien que les soldes d’hiver sur un chinchilla.
Et que par conséquent, je ne lui ai souhaité régulièrement
qu’à l’époque reculée où j’avais un cendrier en terre cuite confectionné à
l’école à lui offrir avec pour preuve de tout mon amour filial.
Il y a deux ans, donc, et comme c’était dimanche, j’ai eu
l’innovante, chouette et rigolote idée d’appeler mon papa pour lui hurler sa
bonne fête.
Il a été tellement content de m’entendre qu’il a hurlé en
retour.
Assez fort.
Une sorte de « AAAAAAAAAHHHHHHHH !!! » un peu
aigu qui tout bien réfléchi ne ressemblait pas tellement à un cri de joie.
Puis plus rien.
Puis la voix de ma mère qui m’a dit qu’elle me rappellerait
de l’hôpital.
Autant pour moi, c’était donc un cri de douleur.
Parce qu’en fait, mon papa, il avait tellement couru comme
un dératé depuis le jardin pour ne pas louper le coup de fil, qu’il s’était
pris le pied dans un meuble.
Et il était pieds nus.
Mon papa ne supporte pas de louper un appel.
La sonnerie du téléphone, ça le rend dingue et dépendant, mon papa.
Et même quand il s’agit de mon portable qui sonne alors que
je suis en train de changer l’excroissance et que je ne peux donc pas répondre,
je sens bien que ça le stresse terriblement d’imaginer l’interlocuteur
mystérieux qui patiente.
Moi, moins.
Les répondeurs, c’est pas pour les chiens. Et je refuse
d’être esclave d’un objet.
Liberté, je crie ton nom !
Mais revenons à mon père dont c’était la fête.
Il parait que son petit orteil est resté pendant deux jours
à angle droit avec son pied jusqu’à ce que finalement, on l’endorme
complètement pour lui remettre en place.
Dix jours après, il partait en vacances en Sardaigne avec
interdiction de se baigner......
C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, et même si je
pense très fort à lui, je n’appellerai pas mon papa.
PS: On est bien gentil(le), on n'oublie pas d'aller voter pour le nom qui siérait le mieux au savon à la cerise, ce qui permettra à son auteure d'en gagner un exemplaire. C'est là et c'est jusqu'à lundi minuit.

Mon angoisse numéro un, en matière de maladie, je crois que
c’est l’Alzheimer*.
Hier, dans le métro, j’ai surpris une conversation entre
deux jeunes filles qui se montraient leurs blessures de guerre.
Suite et fin de mes fabuleuses aventures (le début est
Voilà donc la suite de mon récit d'
Avant de vous raconter
cette anecdote un peu gore et plutôt intime de
ma vie, je voudrais alerter celles qui n’ont pas encore d’enfants, ou celles
qui en ont déjà mais souhaitent renouveler l’expérience. 
Quand j’étais petite, genre 8 ans, CE2 quoi, j’étais une
sacrée mytho.






